XXVI NOTICE
crai^iait pas de rapprocher sa maîtresse poéticpie Sabine de cette Fanstine romaine qiii était si peu une Iris en l'air.
Il paraît Lien , au reste , sans que Du Bellay explique comment , que sa Faustine en personne sortit du cloître et lui fut rendue; les délires poétiques qui terminent l'annoncent assez ; il la célèbre plus volontiers dans cette lune heureuse sous le nom expressif de Columha :
Sus , ma petite Colombelle , Ma petite belle rebelle ,
ainsi qu'il Ta traduit en vers français depuis. On s'étonne de voir , au milieu de tels transports , qu'il ne semble pas avoir encore obtenu d'elle le dernier don , mais seulement , dit-il, siimmis bon a proxhna. Est-ce bien elle-même, en effet , qu'il alla voir une nuit chez elle en rendez-vous , et qui demeurait tout près de l'église Saint-Louis (*)? Il dut quitter Rome peu après , et peut-être aussi cette aventure contribua-t-clle au départ.
Mais , avant de faire partir Du Bellay de Rome , nous avons à le suivre dans toute sa poésie mélancolique des Regrets. Et voici comment je me figure la succession des poésies et des pensées de Du Bellay durant son séjour de Rome. Arrivé dans le premier enthousiasme , il tint bon quelque temps ; il paya sa bien-venue "a la ville éternelle par
(') Nox erat, et pactae properabam ad fecta puellœ,
Junguntur fano qiKU , Lodoice , tiio.
L'Eglise dite Saint-Louis dès-Français est d'une date postérieure. Quelle était cette église Saint-Louis de 1553? Je laisse ce point de topographie à M. Nibby et aux antiquaire?.