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leur attention de mauvaise humeur ; car ils ne saliraient être tout oreilles , lorsqu'ils se sentent plutôt tout appétit , et n'ont i di gérer qu'une éloquence parfois un peu coriace. On devrait s'efforcer , il me semble , d'abréger la durée de semblables inconvéniens. Eh bien, pas du tout. La filière interminable de débats par laquelle passent nos lois, et le flux de paroles de certains beaux diseurs, font que le député est amarré toute l'année sur les bancs du conseil représentatif , où il s'incruste dans le maroquin.
En conscience l'année est bien longue pour la passer tout entière dans des discussions sans cesse renouvelées: et si quelques phraséologues verbeux trouvent agréable pour leur amour-propre de les allonger ainsi , ils ne savent pas tout le temps qu'ils prennent h leurs auditeurs. Voyons , comptons avec eux , et peut-être seront-ils effrayés eux-mêmes des heures dont ils disposent pour flatter leur petite vanité. Un discours d un quart d'heure écouté par 270 personnes produit en total une attention de 68 % heures, réparties sur le conseil entier ; une séance de quatre heures comporte donc i , 100 heures^ déboursées par les'membres qui y assistent, et, en élevant à 100 le nombre des séances de Tannée , cela ferait 110,000 heures absorbées. Certes, si ce n'est pas trop, c'est bien assez ; et ce calcul, dont chacun peut vérifier la justesse , devrait empêcher certains ora^ teurs de répéter leurs opinions dans trois débats , et de donner ainsi trois représentations au bénéfice de leur faconde et au détriment de leur auditoire.
Eh ! de grâce , messieurs , si nos formes, législa-
th^ea 8ost déjà si \totes , si Joiig;ues , n'embarras- SM pas de tos périodes éternelles la route qu'elles doÎTent parcourir ! Tâchons de £adre nos lois un peu plus vite , et enterons à nos arrière^neveux Tennui de siéger toute Tannée ^ de deux jours Tun , pour en adiever Vinconunensurable recueil*
Mon cher fils!
Voilà quatre années consacrées à ton éducation dans la ville du monde la mieux placée pour former Fesprk de la jeimesse. Les renseignemens que je me suis procurés sur ton compte , le style de tes lettres^ tes di^[>ositioBs naturelles , enfin les firais assez con- »déraUes de ton séjour , me persuadent que tu as acquis à Paris tout ce qui est nécessaire à ton avancement dans notre patrie. Je te prie donc d'y revenir dans un mois ; et , durant les trente jours qui doivent s écouler encore avant que je te revoie, veuille, mon cher enfant, te bien pénétrer de toute rimportance des renseignemens que je te transmets pour ta conduite à venir. Je te dévoile le firuit d*un demi-siècle d'observations attentives : sache en profiter ; prends cette lettre pour guide , et sois assuré que je n*aurai qu*à me fiâicitar de tes succès fiiturs*