‹ Œuvres choisiesChapitre 68 sur 84 · B8QUI8»S · texte numérisé non relu

B8QUI8»S

Moi^e Tod8 abordera en $*iiifiiriiiant de votre santé; puis, sans attendre votre réponse, il dira de suite : Moi j'ai un très^moiSPcUs catarrhe; il vous .racontera Torigine de son mal, les remèdes qu'il a pris, le docteur qu*il a consulté, sans que vous voyiez jour à souffler un mot de Tasthme qui vous suffoque, ou de la sdatique qui vous rend perclus ; car, voyezvous, son catarrhe, c^est lui qui en souffire, et votre asthme ce n'est pas lui qui Ta. ^Ce Narcisse moral étouffe dans une conversation générale qui le met impitoyablement de côté ; il épie le moment où il pourra y lancer son mai, raccrocher à une phrase, le rattacher à un mot, le suqpendre à une syllabe; et, dis que se présente Toccasion propice, il fait irruption dans Tentretien , y jette son individualité, et sa langue rouillée jusqu'alora commence à glisser amsi que sur des roulettes.

Vantard jette à pleine bouche un vernis d'excellence et de supériorité sur tout ce qui lui appartient ; les choses triplent de valeur quand elles sont ilui, il n'a rien qui ne soit de première qualité, et cet optimisme excluait, qui ne franchit pas le seuil de sa maison et les limites de sa campagne , devient intolérable pour ses voisins, auprès de qui il en fidt continueBement parade : sa femme est une CornéHe, ses en£ins des prodiges, ses domestiques des phénix; il n'y a pas jusqu'à son chien, son cheval et ses poules , qui ne soient des modèles d'animaux ; il est I à l'entendre, dans un Bldorado fiiit è son usage particulier , dans un Age d'or exceptionnel ; et si, alléché par ses peintures délicieuses, vous^ allez

le trouTer au milieu de ce paradis terresCre, son diien vous mord les gras de jambe à sa pente , ses en&ns braillent à qui mieux mieux «' sa femme tempête dam la chambre roisine, et le via de son crû TOUS agace les dents et vous &it dresser les oreilles.

Frottegrand a sans cesse des raisons pour se rapprocher de ceux qu'il estime être ses supërièura par le rang ou la fortune; tantdt c*est une offre obligeante qu'il désire leur faire, tantôt un avis important qu'il croit devoir leur donner, tantôt des nouvelles de leur santé qu'il veut poliment leur demander» Voyez comme il les aborde gracieusement, comme il entre à pleines voiles dans toutes leurs opinions ; il devient pour eux une appn^tion ambulante, un cm à deux pieds; sa volonté se plie au souffle de leur volonté comme un peuplier de trois ans au vent impétueux du nord. Mais écoutéz aussi comme il reprend son caractère avec ses amis d'enËamce, avec ses parens, avec ceux, en un mot, qu'il croit ses égaux ou ses inférieurs ! alors il £iit de l'opposition, il soutient âprement son dire,* il n'en rabat rien, il ne reculerait pas d'une Semelle ; le jeune peuplier est devenu un chêne centenaire ; qu'est-il besoin, après tout, de ménager ceux qui ne sont pas plus que lui? U réserve toute sa mansuétude pour ses amis de bave; pour ceux dont il se £ût honneur dans le monde , et qu'il cite à tout propos : il aime à se trouver dans une foule à côté d'un syndic , derrière un conseiller ; il éprouve un doux frémissement quand l'innocente épée de la magistrature vientfrôler ses vêtemens, ou quand ils sont

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blanchis par la tète poudrée d'un deé chefe de Fêtât ; tout contact avec le pouvoir le chatouille agréablement, et il se félicitait Tautre jour d*ètre assis sur le. banc tiède encore que venait de quitter le rusé législateur D***.

Pariphile étouffe en province; il ne conçoit pas la petite ville « il ne peut se iaire une idée de Texistence à la campagne ; il lui faût le tapage, là boue, la fumée d'une capitale ; c'est là seulement qu'il se sent lés coudées firanches et les poumons à l'aise; prônez-lui l'air dés champs, les beautéade la nature, le lever du soleil , il vous comjprendra aussi bien que si vous lui parliez indou. Vivre ^ pour lui, c'est respirer dans une rue bruyaïite , à un troisième étage, sur un quai, dans le fond d'une impasse où sur une cour, avec deux chaudronniers en &ce de ses i^nétres , ou un tonnelier à côté de sa maison.

Se moucher en douze temps, exécuter, pour jprendre du tabàc, une. manœuvre régulière, uniforme; ôter la poussière avec deux doigts, grain par grain, délicatement, de dessus son habit ; s'occuper à coucher le poil de son chapeau dans son vrai sens: voilà sous quel aspect M. Patenoche se présentera à vous dans le monde, où vous le trouverez toujours propret, pouponné, bichonné, non qu'il soit Ëit et désireux de briller par sa toilette, mais parce que le soin de sa personne est sa première, sa plus importante afEaire. Dans son intérieur il se livre tout entier à mille petites occupations qui n'ont pas de nom, mais qui cependant consument tout s<m temps. U brosse sés habits, les

fAié, les met dans son armoire aTec ordre et méthode; il époossette ses meaUes, leur domie de jdis coaps de torchon; il ramasse les ^iogles qui se sont introduites dans les lentes do plancher , les pique avec régularité au col de sa robe de chambré ; il fàrète dans le fond des tiroirs de son bureau, forme de petits paquets de tout ce qu*il trouve sous sa main, les étiquette et les arrange minutiense^ ment; il ne s assied qu*alors qu*fl s*est assuré qu'il ne foule pas sa redingotte de manière à lui cùnn muniquer un pli iâcheux ; il cultive quelques vases de fleurs , en dte une à une les feuilles £mées , cause avec ses canaris , caresse son chat, en évitant toutes fois de se frotter cmitre lui, pour ne pouit en prendre la fourrure ;)|étudie le cours de la rente. Ut la Feuille d*Avn avéc recueillement. Tous ces travaux, et d*autres aussi graves, fitits avéc lenteur, abisorbent sa journée à tel point , qu'il n'a jamais le loisir de se livrer à rien de plus important. H vous dira qu'il n'a pas une minute à lui, se fera sans cesse attendre k un rendez-vous donné , et ne sera jamais prêt pour partir à une heure convenue ; cela se conçoit^ la vie de M. Patenoche èst, sinon la mieux occupée , du raoïDis la plus remplie qui se puisse voir.

Batracien a le front fuyant comme celui d'une griËDouille: un phrénologue lui démerait toute intel-^ ligence humaine ; et, en effet, élevé au sein du luxe et du grand monde, Batracien n'en est pas moins d'une haute stupidité ; infatué de Tèsprit orgueilleux de sa caste, il fait consister ses facultés intellectudlés dans le sentiment de sa supériorité sur tout ce qui

r«iitoure» ààm r^tedagè de certaiûès manières de haa tOD, dans, un langage brusque, insolent avec ses infiirieurs, et dans une conversation banale, vide, insignifiante , avec ses égaux ; il parlera de ses chevaux, de ses équipages, de son habit, de sa meute, de ses vins, de sa noblesse; maâa ne le sortez pas de là, il boufferait. Les futilités de la vie forment Télé- Hieot de sa conversation , Tatmosphère où il végète. Il ne peut croire qu'il soit de la même nature que les petites gens; la £SodaIité, bannie de nos moeurs et de nos usages, a trouvé sous son crâne aplati un magnifique champ d'asile; il rêve vassauof , droits ' du seigneur; son esprit est tout imprégné des va* peurs du mojen-âge; et, pour se dédommager de ce que la brusque réalité vient parfois renverser ses illusions dorées, il estropie son lévrier, crève ses chevaux, insulte grossièrement ses domestiques, puis les couvre d'une éclatante livrée, seul débris du bon temps qu'il regrette et des nobles coutumes dont il pleure la perte. U sourit de pitié alors qu'on discute, sur la dignité morale de Thonfune^ tégàUté des droits t la soweraineU du peuple^ vocabulaire qu'il déteste; en revanche ses oreilles se dressent, son visage s'épanouit, son tdnt s'anime, lorsqu'il entend pfofiSrar.les mots de carçées, dbnes, redevances, droits seigneuriaux^ ^ et autres prérogatives dont son âme porte le deuil, et Aoat dk espère la résurrection prochaine; eu Batracien n'a ni patrie, ni esprit national, ni amour de ses concitoyens; son cerveau est trop étroit pour y loger ces grands sentimens^ il n'a que tout juste la place pour y mettre le désir de

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ràvoir son chàtéao , pois des titres, déshoflnèurs, des sentinelles sur ses hautes tours , et des serfe dans le village étendu au pied de sa térrasse, sous le , mousquet de ses hommes d^armes.

Apenairo est un type malheureusement bien commun parmi nous, parlant volcmtairement de cordes dans la maison des pendus, ayant toujours à sa disposition le mot propre pour blesser ceux avec qui il se trouve ; il abordera son ami en lui disant : JiÂ(Ms1àun habit qui va diabkmertt mal; ou bien: quelle triste figure tu fais avgourdhm! ou bien: je nopois pas encore remarqué comme tu marches les genoux en dedans; et telles autres gentillesses. C*est un porc-épic qui a un dard pour piquer chacun de ceux qu'il rencontre sur son passage. Il ignore Fart si doux d'adresser quelque chose d'agréable à quelqu'un; mais il ravive entre deux camarades le souvenir de l'offense £aiite par l'un à l'autre ; il donne une portée malveillante à un propos qu'on lui adresse, et qui est indifférent par lui-même; sa plaisanterie est âcre , mordante , et cependant luimême se fâche pour le moindre sujet; il ne sou&e qu'impatiemment les remontrances et l'enseignement d'un supérieur ; il commente les ordres qu'on lui donne , analyse les volontés de son chef , ne veut obéir qu'à ce qu'il trouve juste lui-même, et s'entête à ne trouver juste que ce qu'on ne lui prescrit pas. Non content de se sentir blessé au moindre mot, il prétend que chacun ait autant de susceptibilité que lui; il prouve à ses amis qu'ils doivent avoir des griefs contre tels et tels ; il suscite leur mécontente-

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ment, éveille leur colère , et jooit de TexplosioQ de leurs récriminations; il se frotte les mains à chaque dispute dont il est le père, à chaque batterie engendrée par son venin : lé désordre le rend radieux , le trouble le ravit d'aise, et sur le mécontentement général il édifie son bièn-ètre particulier.

Mistiquet^iC^ïXXi Téglise nationale, poussé peutêtre par le même sentiment qui £aiisait écrire à un plébéien d* Athènes le nom d'Aristide sur la coquille de Tostracisme ; il s'est lassé d'une religion simple, claire, à la portée de tous, qu'il avait chérie dès son en£mce, et qu'avaient suivie ses aïeux. Quittant la sublime morale de l'Évangile qui doit seule nous diriger, il s'est jeté dans des dogmes obscurs, inintelligibles, qu'il a adoptés sans les comprendre ; car Mistiquet serait fort embarrassé de nous dire au juste ce qu'il croit touchant la grâce ^ le péché originel, la prédestination; ce qu'il croit, selon moi, c'est qu'il est glorieux pour lui de se réunir à une secte qui compte beaucoup de gens notables dans son sein; c'est qu*il est bon de se singulariser, de ne pas suivre le sentier battu, et d'être remarqué par la foule ; il préfère être ridicule à ne rien être du tout, car, sans sa qualité de méthodiste^ Mistiquet glisserait inaperçu dans le mondé ; il est heureux de se faire passer pour martyr dans son quartier. Ce rôle lui semble honorable , le rend intéressant, l'élève à ses propres yeux* Mistlquetïnaxtp^\ Mistiquet auquel on crie des sobriquets dans la rue! Mistiquet dont on parle! Mistiquet qui prie Dieu dans une chambre où sont des geos , près desquels

il peut s'aaaeoir ! Mistiquet traité de frère par de belles dameè qui raivent le nooreau culte! Voilà une célébrité toute trourée, qui ne coûte pas cher, et qui en vattt une autre. Puis, Mistiquet n'eût été qu'un simple fidèle dans Téglise nationale, tandb qu'il est presque un ap6tre dë la nouvelle scicte ; il recrute pour elle; il s*en croit Tun des soutiens, le Yoilà une cok>nAe de la foi ; il peut monter en grade, et devenir lui*mèlne un guidon parmi les soldats de la doctrine qu il a embrassée; d'ailleurs Mistiquet a lia commtfce, plus sa fortune à £ûre, plus une fii^ miUe à entretenir, et il y a tant de charité répandue sur les recrues des méthodistes! Tous les meneur» de la secte se servent chez lui, lui procurent de l'ouvrage, des pratiques^ placent ses enfains. liai foi, quand l'orgueil et l'intérêt combattent pour une cause, comment s^étooner qu'elle puisse séduire Mistiquet et bien d^autres?

Chacholette agonise depuis vingt<inq anis» qu'elle est au monde. Son existence n'est qu'un long régime dans l'observation duquel il entre la double nécessité de Êdre enrager son mari, ses domestiques, ses parens , d'ennuyer tout ce qui l'approdie , et de £aâre parade de sa Êôblesse comme une autre de sa vi^> gourieuse santé. On ne saiSi où la j^cer pour qu'elle ne. se plaigne pas d'uncourant d'aur qui la refroidit^d'ui» odeur qm la sufibque, ou d'un rayon dé sokil qui l'aveugle; elle est prête auaoinsà s'évanouir quand elle n'a pasdé|à uneattaqoede œris ; la cbakur l'accabte, la firaicheur la saisit, un air tonpéré lui &ifcmal au coeur. Si vous me deaiandeai de quoi s'occupe.

K5QIJI8SKS.

et à quoi elle srage , je vouft répondrai ^eUe et à elle. Ce qu*elle mangera, ce qu'elle boira, ce qu'elle fera , c'est là le thèose perpétuel de $es méditations ^ eUe TOUS dira ensuite ce qu'elle a mangé « ce qu'elle a bu» ce qu'elle a Ssât; vous aurez le bulletin de seA repas, le récit de ses douleurs atroces, l'historique de ses pénibles digestions; n'attendez d'elle rien de plus. Son mari flotte entre la crainte de la perdre et le tourment de la conserver ; il brûle de se débarrasser de ses maux ou d'elle ; il la traîne à toutes les eaux, s'y plonge de compte à dmi, et se purge riea qu'en respiram l'atmosphère médicale dans laquelle il vit ^ car le pauvre homme est moins l'époux de sa iemme que son camarade de régime. Et qu'on ne s'imagine pas que l'époux seul de M'"'' Chacholette soit occupé à la servir! non, cette femme si Ëdble trouve de l'énergie pour dcmner de la besogne à toute sa maison; son malsuse remplit un appartement; chacun s'y ressent des douleurs dont elle se plaint; chacun a l'une de ses parties Ëûbles à soigner ; sa fille lui lit des romans pour la distraire et " l'radormir ; 90a fils a le département de la chaufferette à ^nir; sa sœur prépare les coussins, les rtfoume quand ils sont un peu chauds» les arrondit quand madame les a un peu foulés sous ses membres délicats. C'est une âme dans du papier mâché, une plainte incarnée, un paquet d'indispositions diverses qui n'arrange personne , et pour qui il faut que tout le monde se dérange; et quand, croyant lui £ûre plaisir, quelqu'un s'avise de lui dire quelle est tmeus, quelle a bonvisagp, eUes^irrite» s emporte, elle

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est furieuse qu'on veuille la priver d*un mal charmant qui lui vaut les soins et les égards de tout ce qui Fentoure , et la pitié dies cœurs sensibles.

Mais quel genre de maladie a donc M"^ Choreholette? ce qu'elle a ! chacun Ta deviné : . une santé chancelante sous les drogues et sous une imagination corrosive , avec une fortune assurée et Tenvie délirante qu'on s'occupe d'elle, qu'on la soigne et. lui laisse £adre toutes ses Ëintaisies.

Coméra est le sténographe des propos de son quartier , l'historiographe des ménages qui l'entourent, un journal en jupe, oà l'article scandales tient une place énorme : les femmes qui trompent leur« maris, les époux qui se dérangent, les filles qui ont des intrigues , les garçons qui ont des maltresses, tout ce monde*là n'a pas d'argus plus redoutable que M"'' Coméra; je dis argus, sans songer que ce surveillant n'avait que cent yeux, tandis que M"^ Coméra, indépendamment de ses deux cents prunelles, a cent bouches au moins de plus que lui, et quelles bouches encore ! puis des oreilles! où en est-jl de mieux ouvertes et de plus fines? Entendre, voir et dire, telle est la vie de cette femme-là; elle parle vite , parce qu'on débite de cette manière plus de choses en moins de temps, et parce que vingtquatre heures dans une journée ne sont rien pour donner un libre cours à sa loquacité médisante. Elle va chez les gens dans un double but ; pour leur conter sa chronique d'abord, puis pour l'augmenter en s'enquérant de ce qu'ils font. C'est le nez le plus accoutumé à éventer les mariages en herbe, et

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les ébruitai^t bors (d^.prppoâ^ ou en débitant 4e geiv^ tilles petites ai)iec;4Qte9. sur les j^uo^ ^a!tis.: ËJJet ][>ix;Muil)e des Hi^niiges ^ tout en ayaojt Tair d'y prêchen lia concorde; i^lle 4}^sunit ses voisins en feignant de ^S Yoalpir r^ondUer; elle narre lies faits les |4.us> scandaleux d un ton patelin; on dirait qu'elle gémit de ToUigation qu elle s'impose elle-mèoie de le* dévoiler ; c'est toujours par intérêt ppur ypus qu'elle VQUS confiera l'infidélité de^ . votre muriv le^ écarts df;, Yotre enfantf qu4es,Qi|iuvais procédés de vps par renss; elle jouit diçs coups de poignard g«'el]ie Toua donne ; elle enfonce et retourna l'arme dans la plaiei ^ ppis elle vpns plaint du mal qu'elle vient de voua lairé^^ et parait désolée des chagrins qu'elle toi^s a diKunés. . ; . ,

;...M™^ Cam^a a des poste» d'observation d'oà elle surveille^ son prochain: tantôt c'jeist d'nne fet^ nlltre 41evée que aon œil et son or^eille ouverts planent sur ses alentours ; tantÔteHe^se promène, jetant de? tous côtés son regard de lyitx ) tantôt elLé écouter dn seuil: de sa porte les propos qui se tiennent sur son esc^ier retentissant* Puis elle a des leispions quiî riîcoUent pour elle les bruits qui circulent, et qui viennent vider à ses pieds, leat sac de caincans. ^ C'est nnfilSi qu'elle a formé de bonne heurie à ce noble man^e* qui lui rapporte les discours du collège on la gaiette de Fécole; c'est une domestique, qui ^ent. toute glorieuse lui citer les vagues rumeurs qui prennent naissance autour de la fontaine; c'est une ouyrière èn linge « qu'elle fidt jaser (et c^ sana

la prier beaiiemip) atii^^iv^tde wftrépimc^e. Elle rtçoit de ces dite» àgens la matière hrvAe àes coa* tes quelle se charge de tourner à sa guise; ette les brode, les iécende, y ajoute de charmaM détdls, arrondit le scandale qui n'y est qu*en germe, i^t saillir en mal les procédés indifféreas , tratne ao grand )ont des indkes âcheux qdi croupiséâSent dansTofl^re, et tire des conséquences terribles dè fiâts iongnifians par eùx-mtees. '

Si M*"^ Coméra sé conduit biei^, c'est' sans douter pour avoir lé ^oit de critiqûér' ceuk quiiontnkalV et, d'ailleots, quel temps prendrailHene pour pécher elleHaftème v puisque sa vie ebtièrè est tcnisacrée 4 épier, à divulguer les péchés d^a^trui? fille demanda ses jouissances les pins vives, non anjt épancfaemènsf de Tamitié, au calme du foyer domestique, à ramonr de son épotfk , à l'estime $de ses voisins, 'taiais à un défatot et ^n vice ,• la MimsAKCE lài caï^omnie.

Phraséard ne dit ni n'écrit^ rien comme ùn autre; sa phrase est toujours en grande tenue, sea expressions- sont pompeuses; il iait endosser aux' pensées les phis- simples un costume.brillantcft pr£^ tentieux; il serait un homme remarquable ^ l^ôpu*^ lencè de son vocabulaire était eh harmonie avèc^ celle' de ses idées; mais, hélas.! bien au coétMire, la pauvreté de son esprit ressort d'autant mieux quH* emploie de magnifiques expiressions pour Tencadrer; ses ouvrages ressemblent à des gueux endimanchés; ses discôuTs se composent de gueolilles req^endiiBsantes,de paillettes; sa( période esteooorei' mais creuse^, ses raisonnemtas , tirés à quatre épin-

#€8« tMMTlMiii^bpla jl:49QteQ^^ <^tc., pour Toiletf kurifetililEé. ^faii(ie4^i!^éei(d4n>l>^^q^

ji^eU 4q'cm» l{)[4rQpi|»if 3 6i lai crUlque y:dQQne un

cJ^Mluie 4^Ueuxrcoiiiittut)6.^ N'importf ;:PAraqïismif Qni^prfse plus h t^estfi^ii^^qi^VWT

de riodiviiïv; .^«Msi il se redrefpe^i si) pafaqe; ^ étâlast $e| pHpes^ ébkHNAsa99 ; î} Aa^ Wuiq^ dl^^les grdodf s qcca^ionfii , \pour j^^. 44àfdgatwer^ taeQt au pei^le se^ obscurs; aperçiif si^ ja p^tiqmi^ dM jwr ; ai qMlque g^t . tiUéra a; prodi^at luqq ftHvve d'yne ppitéa v^inepEise, qq^r^iNM^ie sîè^ h|i;Ae iNrésfi«t« pour jpûter avec te pqlQs^; J|i;f:atii iQHi^boa sor le style açad|éin^uf;«, ait«|é, ;iMtl^ photos v/)dç!9dim(es«Uespad<H^ d»phra*f4 iddfiiiit eoQtre la peos^e ii^rapqtique 4a sosi a4vensiaire:; pois», au)i de quelqqes ,e|cc/eUf|isaini|S« etdapa d«px^ ou tFOÎs bieoveillvis b^ls de 3a ru^r ;U de*', n«e¥ttr«;vaiP<iûeQr jd«i géaqt^ qui s'eat seulewapl^ pi»a|Msr9P:di4ÇjPtteiiiai^ ^ - , if/o«n!V^», lass^ de ne vc^f ,«a'prmqtiAif|ir dA|. fffpiW' d^.poiste,. de.ne Vjemplpyei^iqufî pwr Wr« dea iïArf^.dfi wa^ces on pa^^ ^d«\ nwrcb^^d^^ s>st' avisé I ,en .dieyfiMx; i^l8«içs»î 4fl / wn> , pw^ ^Fa^ler^âi mi!ji(HiniaU Sorti ide^ çolpooep de cbi^. Cnés.ipom? ^»lwr dptns les çolswas.d'uoe feuMlepa^. bliqae, il ùit de la légèreté, de l'éloquence, de,

i?3 «SQUISStft

grSce^ hîJiiiiD^ avec renlummurê coimiérciale ^ tamétaphbre do comptoir; il balance les chance* dès ëvènemens par doit et tMPfdr; il en tire le solde à nouveau, et tient la i>olitique én partie^doublei. comme elle figurait dans les pages de son grand livre. Oh! qu'il est plaisant de vdr c« d-devani éîilote de Barème , qui s'efforce d'^yer le rédt d'ùtie aveûtute, àue sang et eau pour badigeoniser nn feuilleton \ ou calcule et pointe un article de fond ptiùr voir s*il est juste! Les doigts lui démangent de lancer une règle de trt>is au beàu milieu de seis raSbonnemens, car Téloquence àn Uçrtt lui semble eâcôre la meilleure. // en reçient toi^'ours û see premiers amours^ et il ne conçoit pas pourquoi rari^métique n'est pas la base de toute plaisanterie* de tout argument. Aussi, c<mime il s'en donne II favoriser les sciences exactes! elles lui rappellent le fiiuteuit 1^ vis tournante de son bureau-, son calen^ drier, son livre d'^éances, son tableau derédu^r tion des ttkmnaies. Voilà qui est cettain! ce qui rapporte! Arrivez, docteurs en algèbre, pro-* ftn^nn en soïistntctions f émsions, etc., &iseura d^analyses, vous tous qin parcoures la rtfutegma^ cieuse et fleurie qui mène de i jusqu'à io\ accoure», sa plume vous est dévouée, elle approuvera vos travaux, embellis dé certitude , vos raî^dnnemeniB dont on peut faire la prewe^ votre amabilité eh^Me! VAilà ce qui efilfiamme une nation à\ai saint entliou«>^ siasme, d'un généreùz dévouement ! vmlà ce qui donne le goût des beaul-arts, le sentiment de la pééàte!' '

: SomOffBùkt a horreur la wi0 poaitiye et nm^i térieUe ; il la redoute coinme Thydrophobe craim Teail; son imaginatiQQ délirante a soif daventittiM extraordinaires ; nne existence: agitée pour lui ie souverain bien ; il voudrait vivre dans le drame 4lQr. darne, 4A m saurait îse irésoudre à trouver plaMPient lebMheor àsa>tmrte,'à le faire entrnr toiutbteN ment cèe:^ lui; il Idi iaut des étMtîoB$ tfi^leis^ 4ea fxises qui ébranlée^ ses iraris , de hautes barnèm^ iranbhir^ Suriner^ ùnboii vent contmuelIdlatigM^ saur terrev un voyage sans accidefiis lui parait ladei mais un <>ffage v des éelairt ^ un naufragé , une^chaisa versée ; ded brigands, voilà œ qui lui £iût senlir la prâderekiaténce; c'est matante Awvrtwhmome:. Une |eune fiUe vertuei»ée>qui Taimerait sans coquets tarie. ne saurait le captiver; et| pou^ qu'il attachâ|k qu^qne prix à sa maini il conviendrait qu'à, eût une demi-dousakie de rivaux à supplanter,, un vaeut onde à 4up»« ou que le père de robjbt de son ehcâx fût une espèce de tyran de mélodrame. qu& co0trariftt sa passion, enfermât sa fille. dans i»e tour et Tentourât de gardes. Oh! alors, quand ifiot^ mofpolèt aurait des muraiUes à escalader ,) des geôn lien. à séduire, des souhrcAtea à corrompre, dea emhAdies léviter, il s'endaramerait pour TinfionH titnée victime du despotisme paternel, il brâlerait pour elle , et mourrait , à la rigueur , pour lui. prou^ Vj^r TeAès de son amour. A»i7Mif7iofe^estdésolé4# notre- civilisation, trop simplifiée , ou Ton n'a qu'à fonner à une.porte pour M trouvar en .présence. dea jeupés per&onnes qu'on dérire 4pouser:; cette atroce

qu'il ne M' forge lui^odéme quêlqoee beaox et boni chévàux de qu'iVdevra renverser enrake pout^ arriver au temple de Thymen, ' Gratulèt «M tout ebnfii de douceurs , tàmt Ttm^ bouriréée dMnpUmetiat ^ni cartiei^re èaiin^àamàiÀ ainaUe âdt^tte de»v«lbut*d irudiTen' Vou» réocbutre, il v^s serrera la nu&a; *èniflraswi>a tMre en&dl , eâressera «votre chien , dfirii'a êôn hfn^ à vdiré épousai il aura des paroles flatteuses» pour touté ytAre hmille*; et de» sourires pour chaouii de ses aaeoilÂrê». iC^-esi un ^bomnie'>ador8l>le di trouimr dans unie dMigenbe <fa sur mv paquebM à tapeur ; cir yoos pflséerei? arec l(ti''l«s> pl^ tétidres ^gi^ qoatre heures que mohtel voulait îsbkais'proturée»»^ • i^oâsle ^uittehreSK désolé de vous^ en* séparer , reiiipll de Tentie de le révoir, plein de< reconnaissance pocri^ ses prôcédës extra-doujL , et so» > iiàags i r^[>oser« Auis ^iKMrè cèmr ëndMdte de miel et couronnée roses. Eh hieni ayes une toute petite disoossion^ d^iitkéréC avec ce déUckux^personnage , raQgét0ttr4 néra au 'démon; cette sur fiice' si calmer siria^try deviendra une mer soulevée prête à voua (engloutir V celte piatte de Velours s'armera de griffes é»6T»M? (ieile vo«x si IBàtée s'ecdera <;ommé u«> ballon } >lsr plusie^ayante métamorphose s'opèrefu <ainri devant vés yeuir ; et f oirt cela pour quelques piè!ires de Vingt soua dont ir vous conteBMirai )a ^ropHévë. N'^a^ftea donc avec Gratukt dé» r<lâtioift '> passages ;f gardéft-voùS metiré ^êbtre votrs* ei^ tui' qutlqMH

oflDtàms qu*iIptBsiM rtfréiidiqMr ii OttJà.deipi^iarO'i piriélé d'im wàw mtafféni et alora vous emporterai M tombeau Tidée la plqs DenF^raUe du too« deama^î niàres et de 1 afiafailité de Gratukt.

Ftngaût SL la mame de trOuyer tout -groiir tîtrv trivial et ecmnkiiiAi afin de d^noer iiiie>idée gigantéaqiie de l^ustétité de/aiea mcefira et de Ilocf* etêsife dAicatease èB)6ôQ tact; la pliiâ:lié§èrb locôort gimité la aiffixpie^ elle s'évmomk de mabda&drraiil UM lacutibii impropre ou de mauvais toit;. «iui aetratifm vraies piquante daoa un livre la ^harmeriai moina i|ii*im stiot hasardé ou biterre ne la sdaadalit sera ; ellé deounde ayant tout des: expressions, choi-^ lies, des phraaea^ij beau mondé, et elle préftre.un ,alilMur.éléganti4juiise;dit rien à un auteur original qui rev6t qoel^iieibia des .formes 'âpres , ;éuergk]iies« leAqn^es periiecit de part en-paM Ti^iderme de là diasleté de M'".'' et la virginité pudibonde

de ses oreflleai. Molière loi iaU mal au cœiîr ; quelr* ques termes sau^nus de TiUustre oomique effaceilt à sfed yeux tout Timmense: mérite que d ailleurs H pets* mwr; Fin§^ est une seconde édition rtvuf « corrigée et augmentée, des Prémuais rtidi^

toitf )«g^F ; 09 pouvant altieipdre au râle d*auieurii) (ait Arattanque^ et ae venge de son impitissanca sur oeax dont; tes jâwvtes tombent; sç>us Aa. ^liffia acolastiiiue; sa^tite rage s'ttat<enda^ dfinàle rea deic^uspéed'ua journal, polilique;.céché derrière les batireauK d'ua feuilleton, il jfstte son- veninidouà

te iqaâqué d*uiie lettre itiitiiede* C'est U qii'it épfaicht •dos les grands gëûies de Tépôqae v iaisant 8»Il«r leurs plus iiiipercepttt>teê taches , et iennaot les yeux devant leurs niftoiiibrableslieautés. Ude raison glacée; sèche, ëti^ite, ccMicenb*e\Ms obserTàtions suir quelques l^ers vices, ée forme , sur quelques eiobres rar^^ parmi lesquelles il trainesop inve^ g«tîon des9ééhaikte« Ennemi déclaré de toutes les kcaiHés qui lui mbaîqpient, il vitupère reutbousiadOM;, rabtîgène l'eiprit de saiAie « se çioqoe de rimagiMw tien? coiirt , son dicttoisnait« so|os lé bras ; ^rpi^èsies iaùtes de syntaxe, de typographie . de ipofietiia*ioa ei d^orthôgraphe ; puis , fier de sa per^icaoité ii se;dre8se sur la poiûte des pkdspottr voir ab loià rdlRe|i i(}ue pi^uisent ses petites oci|eiknes« ët paiiatl teot.sqrpris.qvapd'Sês léctebrs bâ^nt , rient 09 dorttent en ticé^de son bianble finnlletpa , sut! lei quel ils abaissent à peinte léurs yeux» Zoik pkth^^ pfas ^Toir qu'unie raison toute- pitisaïque , qui di&tfèque^fipoidfàient une grande iinage , anatomise nna |wfisée^ et décompose les pieds d'un alexai(^drin^ souillé , ^ar ses arrêts pédantésques \ le poète iéri^ table dont elle analyse ainsi les brûlantes ins^ira^ tions, Zoi/e , en revanche , choie les médiocrité, auxquelles ruait une vive sympathie ; s^l n'a que des paroles dé dédain pour i'hoteme de génie, il a^sl des^ colonnes congratulantes dès oiivrslges

nlortf-nés , qu'il exltniÉe du sépolirè oà FindifSérmcé du puUic les a pkmg^. Il trouve des céMbrités là oà nul se s'avise d'en chercher ; et, lorsqu'il Jett^ de l'immortalité à pleines màins sur^n tas de gri^'

maiiSé , qui , t»^reib à riii6è<iCè idfe THypciitii , n'èiît que Tingt-quatre heures à vivre, il parait^ fias M iiouter le mcifis du moncte qUe J éè toud les moyens lt*arriv«r a^ iemj[^Iédè là glbire , lé phià mâfirvais^St âé s'f iBàte porteff sur lé dos d*uti iénilleton' pdus^ if^ crèvè «a bout à^ùn )ôur cfo detix de tnaî'the «Mt tlWplM. N'importe i'eMe thô^ h iMnMîiàé^, ¥itfdr Hùgo, morfUCe ks déiiCs ft^bâtètiol^tid^ mbJ; tbift ceh fim iiltîràc«imii«ilt , et sans' q«è «è» ift«ssMito .qù*H iflïltrdité làitisi loi iasÉ^nt lliotiilleili^ dé l^éfltrevMt Betiletekût dans le boug^ littéraii^ Où sà pétiteM tisible -colère s'est claqueâivir^. ' ' * ( - '^ C^est'viié ckosè bien surpreBàkite qaë làMpèi^be' répUtlftioki de'€€»taittek ^en9. Ôn âe Mit vraidéilt Mr'qmrf se ^bàsem les rebottis fée' éùtée , Âfmmt^ SàkÈi i hoiMnè pfifôhd; que^^i^taaeuti se crc^'oMigé dé lëm^ eonb^r. Létnr sajgeése est mé cbùéé cofi4 Vëé«ië, uii'tiiëôrèÂlé que u^l A'oséràit'cOAjtéMer /M qpi n'^a pas besoin de dëmonstrMiob^, -ife iàM 'toil^ sidërés mille toises carrées autour de leur desofei^irét on les^tè coflrâie autorité dâM> léoi^ quartier; on les donne pour exèraples à la jeunesse; ils sontks of aides de leur famiHe v 'ks arbitrés des différends/ et la foûlè respectueMe 3^dine devant leurs 'paw rôles , et bdt des mains^ à toutes leùrs MtàoMV^* riéot de <k>nnaître la^éritable<?ausedetantde réVé^ rence pour cesses privilégiés, 7e me liai ^ il^nr^ia pas longtempis , avec M. Minêtvet^ le Lycui^gof ite ma banlieue. Aprè^ avoir itiiiyé Mon hdidme tbjpéiê sur sod compte tous les rienséigneiAeiis possibieci^ Y A crû devoir soumettre à niés iMMrs lesinoyens

éçtVHi il a<rTi ypw armer k imwffwf c«t

. > M. Mukfm^ft 9 r^^ct frawi, po^é , réfléçhi ; {) li> poÎBt *u de jeuoM^e. H a ccRi(racU:4e hewff l'll^tude dfs perkr lemmc»ti par p^aaw fJejpe/i et AcmtfiiÎQieDSM ;^ila $i4t9 de cbacjoiiie d^ieUoi t) !r4gar4« «m (Wi4i|e«r^ 4' m^ir •li^i^ , il.

imDn^ mot 3^ (^[luiippa o*oatipoioit une 4;pulei|i$

r^etU^ à .c^Uis >c<s étoffes de «oie qui, «Mivapt 1q jour où etlea acmt exposéesi ont ptuMewrs jrefl^ 4î0Biir€«6}:de cette naoière ;il lie blje^se pereoBne, ftilA;rairjd!iètF^deVa^ dfetoiiit )^ moode^rSîi piii^r fBiM^4.t«:ei;i4 tm 4^i44wet 9t£vfQsAM |. €>at dure I d« . çhoim i dlitae, ÂvçoQt^^tA^e i \9fw: juroçlaixier «voîx.^Qre» des; AWt^ef^apsn astiquée qi«e Je déluge , 6*offrapt /de le« miHenii; aireç d'autaM plw de iiwrçe que pereouqe w ^uge. <à lea attaquer. • , .

, M» Minsivet^i omiuHé aur ka cbAii«ea;4eJ*a^mT»: jrépoAdd^naBière àiiepoiot ^ compri^oettre s il parle ialora: commJ^ la ^yV». dft Gumea^t » et p'exn pcifiie de t»lle eorte que jaoïais.le iutur «ie»£|tiii eutièMiaeitt feuxT^Kind à aes oracles. eml^rpmUé^, àae^ prâdictiooa entoi4iUée«'; il f . a .daw:t<wt ce ,qu^ a^r ii^ .ime;J^ette'4e.a iéïènen^iia. <<ett'iL a iprévu^,;, il napp^falors|[rayeiueQliiu11r ea,apropbéti^élapQ«n •ibiîité et le$ bada^' de a'e^tawer , ^ M^¥Vf^ de 4e rengorger^ ei j$ar réputation^ a'^odre» k i

> .illïiMi'?i'^ eat:b«^

BMile'^kAiiiûrf târiatiHbsisQir )nfa]rfidé!Sak«ti6an;ril le^i éiDj^rnate sdiiîrieàti ii Sèoohb 'itonça; '|>i]ié4l le$ débite V lw7<me« tttfléésroeiiiiDie det IfaUofib. 'N^aiyeiF

fMMlrî^ 'parti dma^iie diae«tflfc>ii:politiqM 1 i) eà> rbsMl Ja tMvre ^^tirtosa Itochofeiv^^t «eod^laonaiiifâ tobt tle moodt* ' Il-fnrMègfe «t déSmà fpm) i Slfwlé èd jErrlainr^o inalhqumta'sansïaltaqfateiâpaiBtq^^ M-' est toaiconciiilNtt yA jettéd^imelà ^leitKimauii M$t WHOMwânfmii «ont fiaisiicrd/, 'et t0Qibta4t8>opu aiooh'^gdûtt«it<^^aaijlacoiàde> s^ns^y trp orari iiién' 4pà de dMok «t d^agmtatdei:' )!> i) . i i'[<'[>.; /; i ^ Nul vn^dbatiwe mietiib FAifdettë et^tfoMit /piw alto doaanajK^ qacil^ijiCberpW^ .ifcia tooîbaqi lé tibdef>dé-pd)ifet«8é tnain i il ae orâmit'preatfas <mqpable d^unigprandicrimes^îi itaaiiquqif dé rendie «ne' yiâié « d^envoyer w oartè «.'oa d'aaéisler an^aaii me ^ftnili 8gi Mie^eéttdéwoéS'avui fomnatibég^iGette grnidel iié||^rité<què tout tevmod faii Va fort ibién placé - daaa^ l'itqMrîl de séos concitoyenéi qai aiment l^ovdre i ki méàtùiei, et swrtoutVléaprév venaMet^ Oiamip deets^amii'a tkr compte dé* peU>> iêsÀe^ 6wtè!fttiiwïiài ce compte seilxilaiiceiciiâque Mik^i car MVie/^'neiMtttraibdoeM dur ridde<de devidir im reliqîiai'dlégaiids i-quiiqi)e>ce; soit ^< et fi n'ëM pas d'écritares 'ttt^jqai^<jbu^ HÎcMi.teéaifs cette' doiqptabil|té joà' dfaaqdè' bntfmdef Hc^ éaUlé de éuite)pat< an^itty «lais fni^itiileabc^gdèiie de véritaUeiattatohem^^c^iJkfib^ élla rigiieanr , oiri>lîef le pateift'idèqael'ilpoiitQ^e ^desA^ MM obblie; letnHfffia^db imdde ; ^ ^répoque ]^

HQBiaiHi

dM .à la^Mdk il àok leqnttèr ( àt même tt ertltet pctosihiè 4e le fàk ddnmr àTég^, maMilestin^ possible de ne p» trouver tôti» kt «liBjiaadlieé* . , >

Minavet aime à donner de» dôneeila géaéûatx de prbd^ice, de ngteee t â BemtDÉiie Yotooliar^ la* jenneiae, «tmefc âk>vi à sa prose ùùt rbbe de beava Uevtt^coBÉïiiiiis.; nais il Cfrt nmas à^sob aiae loBscpiVMi lYieiit le loecaoker mt cas ^lédal^ hâ demander sàr^ avis w2 Aae* Satacliqtte« daoseettie cmxMistaBoe v est de mus promener d^ns nnn ga^ kne de dhrers partis à preikdre^ dans nn dédâde de moyens à adopter , et de vousldiontrer les Ixidb ob màipvais côtés de chacnnf d'eux i en softer.qiie vous k quittei bourré de coiiseibiJtrèa^sages^ sana doulei^ mfiftinipiaatair précisément letpielilkutsuii<re;et^ Sk.Vous étea plus éckM: sur !Wtfe'poflition« ^Mis^rea» tea aussi indécis dans k manière d'^ tortir« Si vous en adoptés nne qui ne tous réassft pointt Jtfimfv v€t vous dira qu^ ne .voiis avait paS)engàgé À la pneiir dre ; si au contraire vous vous tiress d'afiGsdret Jlfi^ netyêt is^attrâmera rhootaeur de votre >éussitè^ iep disant; Je vous Imais bien dit, que^ etc« ^ elc. .

lie brave hèmoM trouve k mo^rende^parattre iort érutft par la iaanière adroite dwft il sait moqttfer I tous le peu qu'il sait Que^ues dates hisloriipM» 4|a'il ramène sans cesse, quelques fiiits de di^entos ^^oqoès qùil cite à tout pitapos ; quelque grandi mots ytedimques qu'il jette dans les oreilles i «lui cèk luî vaut le renom de dltNife; c'est commfe un marr. dttsd , qui f pdiir se kire croire iopuletat , metti^t touljes < ses > tnarbbandisbs eio montré. Si l'h^mnM

▼rafaneiil profond veut pénétrcrîdaps rintérievr dë réradhion de Mineroet^ il n'y troaye que la misérâble défroque de quelques andeonei kctarès, des souveuin en haillons, des rénHmscénces dégumiU Mes, dont le rusé a Tait de ne montrer que le beâù côté.

Tel est cet homme à r^utation colossale qu-oq ▼ante^ qu'on vénère partout. Voas levofez, lec-r teun ^ pèuripanrénir où il est armé la route' n'est pas^dâ&eikr* -

G0NSÉQUENGB8

vu ItA .WARmOH ras TrMlomoré$ Seigniurs pAfÊB JLfÇ^

DUCQSSIONS DU cowh. bsprbsbntatif*.

Les titres honorifiques que se donnaient nos lé-^ giskitebrd prêtaient au ridicule sans doute, et ilul, plus que moi, n'^applaudit à leur suppression', màis, èomme la meilleure chose a son mauvais côté, il faut coirrenir que Tabsence de ces titres superbes £siit vai vide immense dans les discours de nos orateurs. La tirade législative reprènait haleine sur ces nK>ts so^ nores gravement prononcés : ils étaient à celui qui fiarkit comme un rebis^ une étape , qui, en lui accoi<daikt un moment de repos , ^ui donnait le temps de chercher des idées nouvelles ; ils fécondaient sotf éloquence, ravivaient sa loquacité, et renouaient 1# fil d'un dkcours qui auràit été interrompu sans eux.' Pour ine servir enfin d'un ternie dé cuisine , trè^

ttt

bon pbvèr; eKptiquéri non* idée V dls'^Kiiieni^ Im saiseei Blttntcàaiit > le • wêoî Messieurs^ tant coùrt a^ii poiàt eokahié oétké lacMie; au cc|dtn^re;> Hme âétàkU lz iâire nçèiortir daas iorte mm ëtendbè. XJo Afessitêirv hkm sécî finit ppomàictr fcidèvemehtv île pràt cure aucun relâche au travail deriûtelligence;. cUa gUsBç dbMua comibeisqi) uà 'BMiiH^a de^ et Tes^nt n'y trbave 4*ie* èxiooi se'tCDamponperiKnir prendre vtn tikcavvei i détail !éti respirer goeiqiie ^peiii De là sans doute, chez nos orateurs, Jtliiii(tiefiail4 d'inventer des phrases parasités pour remplacer les titres perdus ; mais qi^elle énorme distance entre ces redites plus ou moins malheureuses et les trois mots pompeux , ronflans , solennels , à la perte déplorable desquels t^acun (ièhe'^e' suppléer ! Le trèshonoré^ seighéufÉ n'a pdînt etacote trouvé d'é^iifr* valent ; l'éloquence en deuil ne saurait se consoler de; ravoir per4^;,v#uy# d^ cfîtflppiiM.»[çU4;çb%q9^ et ne $aili pl^s. s'a^anç^n :4'w fe«p«! ^

roM^ U péi:|qd<^ ^ }^]^ïa^W ;àf^ X^igSr^^^'^ et^ yaia les y^u^;irfiiiNflWil^« slfe çl?iei?çUe ffew

\*i«c d^s MeaxrCiE49mi}X|8^ pf)ur)m;>t})^t|r^^ «f>îmi44 gHoijr^pcer.spPfdffpun?g^ W :q^>U<e trÇ«Y»

n^.lni^.iait qM^ oMeux P4ptir :l^>pi49ifj^jce/qm,^ wanpni^. • , îr*\ . ; : • ■ w,; . ^i- i\

ï suite /^Qfqueb ipot^ U «'avoue .lieipr^jt^ la ponde ne sachf d^jà^ V^^Xv^tj^pkïfi i 'U fiMïkléi^

n^Mres qufl VA^yppqripifl p^MrlewM^f fl( a 4lirAii ipiil le j})us,p«jt)k in^ri(^,^ yq^^i;, Cjtbii-^rlràt <«|eqd««

à tout fTûpoé : Pôût mài , je k décUÊ^i tommê allàit accoMfaer d^une annoncé solèndélle, é'ùne manière dé voir nôarelle,' tranchante * et di^ci^; mais, le plus sooireni, ne il<j?/a;^ rie A qne de très^matérieUement certain, de foM: ^pbMfiVemiétA TiW . et àlorê sa âéàlarùHon a' qûc^oe ch«Mé dë Hdiènle; cftr il tt'teat pas besoin d^Msrî jgfrSnd^M^i-' tbe* pour faire valbir des maximes d'ûiie éfidenâe telle que personne n>A encSin à les etfùtMMr. Oe^ lui-Ià^ I>lus perfide, annonce à la fiii de chaque période , et pour en recommencer une noûvdle j qu'^n'a piùs qu^un mot àdirelmki^'^^^^ sàn^ césAe prodamë comme le dernier , en&nte nn'dist^ coUi^S qui ne finit , et sert à |oindrë '%]Metàblë deai j^hrasés^ comiWe' le fil d^ub chapelet en Hmâï lies dirers ^ains» ' *

* Un autre inoiide soù allôcution de tfue , qu*il Êiî¥ pleuvoir dans' sa Yhlitëriqûe sans' s'apercevoir ^ Pobsctirité qiii en résulte; ce misérable mdt, iûca^ pable i^ar sa brièveté désbbnfe de laisser aucun réi p9t à rintieUîgencè , né montre f)ire'miéi^ Tembar^ ras de Torateur , qui semblé se bkttrelèsilàncs avee tiàà que, èt se donner ainsi de répêrtfil pàùt^£àiïie trotter son éloquence poussive et sa plîir&sié' hale^ tante.

Il en est qui parlent de tout en disant sans cesse : Je ne dirai rien de; je ne parlerai point de; et cette figure oratoire, bonne dans certaines ciromstances, lorsqu'elle est employée continueUement finit par devenir nauséabonde.

Quant à moi, )*aime infiniment mieux celui qui

t*aiTiHe cchii^, cherche d^ui^M 09^4^0^^ iMSt, 4fi quoi aUnievtiQr pai^ojbe^* voiJie qin epr irates^C s<m imprçyi^aitioQ,, 4^n49e et lidfS^t se renfle aa «iQuIgEiç impératflur jémaiié ^ son agenda^ Après aroir j^. Faiicre i4Q;.0iomeiit, il cingle. 4c) qflU¥CAi| » fen^.majffstueiui^en^ sU^nçe q^ii Ten^ toiure,; ets^asraoce, am aeia de l>Uentian qu^^pp Iq^ prête» pich^ d'î4éet puî^a dai^ m cqifp d*fl^l lant;^ «ur la page cirayonii^p4e «onaU^um» . ; ] , Toutes, l^irtioo^ han^ea,^; cje« in^pièrçs d^ Êdnei^ aigpaleqt ^n malaise p^rl^eptaire» et ce lai^ ne provient pasK )e>.x^tei 4'aq^.a.qti;e€^^ qiie de )a di^ritioa du très-honorflf seigneurs , qui manqua moins à TorgueU des diépuf4s qii'à lei^r.^-^ ^n^ Pien.n'a repoplac^ cet ^aqul du lég^tejair ha^ rassé, ce refuge de la période épuisée» quipré^^i^ un siège à l'inspirMian fatiguée, ouvrait les bfw au député pour TairMer d^sa;cbute , raqiinaît It^jo&x de son discours » le ^utenail; daqs ,sa, marche « r^ifdait à franchir Je^ mauyais; pas ; nos pirateura maintenant sont cpmme raveiigle qui a perdif -sonr bâVM^ et qui ne saisit que des hpjassi^ies jdiantes ^ Uç^ de rencontrer, la branche robwte q^^ fit autrç;^ foisson ^nt. . , . ^.j

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