LES TROIS PRË1II1ÈRS9 SÉ ANCRES
irtjw COURS rtBtiii ■ ' ' '^
. I^esicpiurs |hiUîcs pdfiswt de mode depuj$ que;p^ 4ont suriQut d^«;4iAtioiiaiii( qui les doapent ; op^ çomp^triot^s lônient Texotique en fait de profe^r Miir^.; il leur iaat dea accei|8 éti^oger^ $ uœ piro* noqç^tion qui poptrMte avec cell^ duiierroir (il$ Qii^certearAÎaoo ea ce point) , rW^ ^gureiocooMvéi ei}60.de9.|;eo9 quHls n'aient pas ^is cesae reneoAr tré^ aup le pavé 49 nos rue/s ^ et qui j^f soient pas d^ £}çes.bs9nrg«oi$es qu^ils yoiept too^ l^s jours. .
Voilà sans doute )a pi:einièrç. et la meiUeuire rair spn du peu de réussite q^'obtieaMïœnt, dans le irisaitft pédi^a^ire de leurs rCOUirs,.lQS personne^ qui eip OHvicfijit nownienaot il en çst upe anti;e. çepeodao): iff^ dpi^^sigpaler ^ARs^ 'in^^^ ^ c^s sa vans distûi^s qpi nf; géraient pfAnt fichés d'aci]|p:(^r quelr que pr^oDOiet qpelqiies écus toif( ensei^^lie. Or cel,te seconde iraîson.d'ûisuccès intrinsèque, ce.soiiit le^ deux séaxK^es gratuites que çhaoun se croit obligé de poK^r comme préiace à ses leçopp^ rétribuées ; il me semUç qu'elle devraient être transportées la fin ^lieu d'âbre/a0 commeDçement»; et devenir lom^ 4e leur enseîgnemeot an li^en diCm^tre Va^ha. J'exr pUque taon opîwon à cet é|^d«
La nouveauté en tontes choses est saps contredit li'un i^trfi^t pui$sant pour Vespèce humaipe » c'est elle qui nous fait courir à la [nreinière représenter tioa d'nn^^me^ à, la porte d'un dentiste de passage,
dans un ma^^^ iiui s^ouvre, au sj^ecUde oà figure un acteur récemment arrivé ; enfin c'eat «n dUe que consiste souvent \e seul mérite 4es costumes que la mode enfante chaque jour. Ceci posé comme prin* dpe incontestable/ pourquoi nosérudits, au mépris de cet axiome, produisent-ils d'abwd gratis en pu^ Uic eux et leur science? Quand une dame a vu la tournure et le visage d*uù docte; lorsqu'elle a analysé ses gestes, jugé son organe, critiqué sa prononciation , ^n vérité que peut-il encore offrir dé sédui«> sant pour elle? Groit-onqoe la science seule, sèche^ aride, difficultueuse , soit de natute &,la retenir? N'a-t-elle pas récolté dans les deux séances ouvertes k sa curio^té, sans qu'il lui en coâte rien, tout ce qui pouvait surtout Tintéresser , et dans ce cas paiera** t-elle de bonne grâce pour s'ennuyer' après s'être divertie franco? Je n'ai pas l'ainlace de le croire, et je suis peu surpris pour ma part dé cette déser^ tion inouïe de boas , de schalls et de chapeaux à plumes, qui signale la troisième et périlleuse séance de ces cours. Professeurs, ne vous y trompeu pas : entre votre seconde et votre troisième séance s'ouvre un abîme , où disparak la masse énorme de ceux dont la curiosité est satis&ite , où s'engloutit la catégorie de ces nombreux amis qui aiment à vous soutenir sans bourse délier, où s'engouffrent ceux qui, après avoir profité des premières et des plus fraîches in«^ spirations de votre sujet, redoutent ensuite la sécheresse des détails, la longueur des développemens et l'aridité de l'analyse.
Puis, soyez de bon compte, professeurs, ces deux
ESQUISSES
•éances premières ne ^nt-elles pas celles que vous soignez le plus, où vous étalea le plus de fleurs, où TOUS TOUS montreïK ornés de tos plus riantes périodes, celles auxquelles tous tous êtes le plus et le mieux préparés? Hélas! il tous arrive ce qu'il adr vient trop souvent au^ pécheurs de nos rives « dont le poisson emporte Tamorce sans se prendre à Thameçon. Infortunés! c'est vôus-mémes qui tombes dans le piège que vous avez innocenunent tendu ; et, après avoir commencé votre course en grande com* pagnie , vous vous retournez pour ne plus trouver avec vous sur le chemin que quelques compagnons fidèles qui vous suivent essoufflés ou de mauvaise grâce , et dans le nombre desquels encore vous eo apercevez plus d'un qui enfle moins votre escarcelle que votre amour-propre, car c'est vous-mêmes qui les défrayez des dépenses de la route. Ceci me rap* pelle un peu ce que les garçons tailleurs allemands iqppellént faù'B la conduite / .lorsque l'un d'eux quitte une ville , ses camarades l'escortent jusqu'à la pre^ mière ou la seconde auberge; chaque pas qu'il avatice au delà le prive d'un des membres de sa compagnie; bientôt le pèlerin se trouve seul et coûti<* nue tristement son voyage.
Qu'il doit être poignant ce vide d'une salle succé* dalnt aux heures où vous la contemplâtes si pleine! Il y a eu beaucoup d'appelés et peu de souscrivans ; mais aussi pourquoi, je le répète, laisser la curiosité et la gourmandise sdentifiques se rassasier de votre esprit , écrémer votre érudition , sans leui* fiure payer ce que vous aviez de mieux à leur offrir ? que
EisQufsdfis;
o*itiiiti«9!-v<>aft ee barbier qui araît écrit êW$6n enseigne : Au/ourd'hul pour de targèmt^ dêmàm pour n'en , )iéu de dire an mondé dans votre cm^ Aide' confiance! Aujourd'hui pour rien^ demam pour de Tûrgênt?' r
Tenez , raisonnons ensemble , soyons cb'qn -il adviendrait si -vous suiviez mob conseil , et pbcitt à la fin de vos cours les deifx perfides teçons que vous mettéz au commencement. Vous auriez à' votre début^ûne beaucoup moins grande affluetice d-ama^ teurs, j'^n conviens; mais cette réunion , si petite qu^'elle iât, se composerait d'aniis vrais de ^us ou dei la science ; vous n'auriëz point à redouter leur désertion prochaine ; téur entrée au eouirs V'dâméiU payée 5 vous serait un garant, certain de leur assiduité loture; ils seraient tous intéressés à accroître le nombre de vos auditebrs ; les bomines ^im^ni^ mer vos séances , lès dames poùr y fomer une gale* rie phis complète , digne de juger ^ leur goâtàse parer y comme de leur zèle à s'instruire ; la coqoet* tërie et la' pédanterie ' déviendraient les auxiliaires de votre entreprise. Le peu qui traiMpirerait dans le monde de vids talèns donnerait à chacun le difirif d'en juger. Voyez-vous d'ici lar curiosité si rétèiltée des demoiselles conjurant les papas d'^y 'Sati^re ; regardez les papas s'attendrissant ; puis voflà jeunes gens qui veulent être Admis là où se trouvent; aviec vos figures iié rhétorique; d autres figures diarmsintes^ mieux (ailes encoi^e pour les attirë^. Me comprenéz-^'ous maintensînt? -appréeiièz^-vbus l'csxceUence de ce proeédé? Hélas ! aujôdud'hui ^v<jtis
prod%uez vos primeurs à gens désœuvrés, curieux, ladres « que L'intérêt prend au collet à la fin de votre seconde leçon et empêche de revenir à la troisième ; vous vous dépouillez aux yeux de tous du piquant de>la nouveauté ; pour avoir été trcgp vi|e populaire et accetsiUe à toûsf, wos tombez dans «n abandoq cruel. Voilà de bes dioses qui alinientent un salilo>« que bien wxaotv ^t que vous devriez vous eflGorcer dt répiMssar'loki de. vous en agissaaat plus adrcnle^ ment. D'ailleurs Fardeur du maître ne peut croître quand ses élèves diminuent , et s^envolent loin de lui comme des nuées d'oiseaux; au contraire, sa laoaAde s'exalie quand, à chaque nouvelle séance, viennent se fdacer près de lui des personnes Ja-t louaes d'y participer, et: c'est ce qui. arriverait avec mon moyen. Puis les deux séances gratuites conronnœaient dignement les succès do professeur ; il résumerait son enseignement ; il serait animé, yior torieux ^ et se trouverait entouré de L'admiration âssidue de ses auditeurs payans et des regrets amers de ceux qui ne l'auraient entendu que deux fois, et qui se promettraient bien de souscrire pour le cours prochain* Proiesseurs , songez*y !
COLLGGTE
Depuis qùelgue temps le» sq^pels à 1» bîeDfiûsance publique se sout teUenent mukipliës , qà'nn veB-* tueox pfaîlâiithrope , désespérant de ne pouvoir y pépoodre encore « a ianaulé la drodbiM suivante, particulièresient adressée à nosgtoscapitalistes ei à nos plus riches banquiers*
^ . Messieurs»
Je suis ce qu*on nomme Vulgairement nn G/em^ cBÙ de la vieiUe roche, fier de nos inutitntions ^ orgueilleux 4]6s embellissemèns de qotre dté, et jaionx de notre renommée à Tétranger ; ce; qui flatte sur«^ tout mon amour-propre ide citoyen , c'est la vertu qui est ici le plus beau fleuron de la oouronaedu peuple , la cHAUTÉ , vertu qui , de toiit temps î et à présent pKis que jamais^ a régné daas nos mut^sif. 1 tel point, que c est ellè qui me met dans je pénible nécessHé d'avoir recours à la vôtre po*r pouvoir exercer encore la mienne. Oui, mes^eurey }e ne dirai pas le» collecteurs m'ont tout pris, mais je dirai Je leur m tout donné. Les incendies , les grêles , l'occupation militaire de Schwytz, la détresse des sociétés de musique kaupertienoe , sacrée et fédérale , les inondations des petits cantons suisses , nos dix ou douze établissemens publics de bienfaisance, les indigens de mon quartier, les écoles des petits entans, les vitraux et rideaux de nos églises, voil^ ce
vient d-aaéanlir tootes m» resspurced , et nie kirce de ne plus ouyrir ma porte maintenant , de crainte d'introduite chez moi un collecteur dont il me serait impossible d'accueillir la detbande , et que je trouverais trop pénâile de renvoyer eâ. lui don^ nant seulement une mauvaise <^piiiion de ma miséricorde pour les infortunés» Qùelques paires de souliers me restaient encore au fond d une armmre, A ma iemme viént de les envoyer à des malfaeureiu qui ont été inondés par des trombes d'eau., commc^ nous Tavons été .par des collectes. Réduit à cette déplorable situation , je ne puis m'empécher d'en vou:' leir im peu i ceux qui ont mis si aoureot mes revenus à répreuvci qu'ils o»t fini par lesniettre ànéant. Sans doute j aurais pu refiiser mon concours à ces drculaires intéressantes qui me saignaient égale^ ment et le cœur et la bourse , mais l'idée d'être noté comme sourd aux cris j^intifs de la misère (^uvantait nloQ civisme > et j'ai si bim rempli mes de* vcûrs de chrétien à cet^ard , que |'ai vidé mon e^ carcelle de petit rentier* Je me trouve sans autre argent que celui qui m'est nécessaire pour ne pas mourir de faim « sans autres vétemens que ceux ffA me sont indispensables pour ne pas périr de h!oidf tant les demandes se sont présentées sous toutes Ite formes, tnt elles ip*ont dévalisé de pied en cap* tant Yxm a bitti voulu solliciter et recevoir les dons de* toute espice d'objets: il n'y a pas jusqu'à quèlr ques pluitons de choux v que je cultivais dans; un petit clos, qu'<m n'iôt daigné envoyer de ma part à des jardinier grêlés à vingt-cinq lieues d'ici« Aus^ je
ûe Saurais lire matnteiiaiit les pafmn fhildics $ap». effroi) tous 1m incaodies éclatent à trente lieoes de circonféreiice autour de Génère m^inspirent de l'inqniétode ; il tne semble' mir «lenuée de eoUeo* teurs sort&* de lews ilanmîea; il en est denème des gelées, grêles^ trombes/ orages, etc., etc; En dépit des assurances mutuelles , tontes ces câlamités loin-* taintB retentissent 4ans nos murs î et viennent son*« aer à toutes les fiortes. Mous voici dcryenns^ les re^ dressem^'des torts delà i^twrç, et coninei^e^n^ sdMes4es otirdgansdansim vaste rayon de terrii(»n ; la besogiae est rode« ■
Je suis donc détroussé ipar mon^ attendri^seMenl, forcé de paraître «infessé-niathieu, comme iL y en a beauboap, au yeux du premier cbllectéur , conune il y en a tant; acculé dans la pénurie par le nioyen des circulaires dolentes , contraint à me garantir de la prière des mendiâns en, mettant du- coton éans mes oreilles , comme Ulysse pour éviter les ^séductions de^ Circé ; enfin , après avoar: contribué h namy rir des Savoyards en 1817 , et à rebâti* Monnetier en .18112 « me voilé dans la dure oécessité^ ^n i^^S, de à'avoir plus un sou à donner aux étrangers} ce qbi me fâche , à mes coi9ifé4érës , ce qui me désole, ai À^mes concitoyens, ce qîii me tue. Dans ceterriUe cQntre-temps , c^est <à vous que je m^adressfe , capital listes et gros ban^iers, afin que vous veniez S mon aide et que vous me fessies^ un petit «ftwids qui < me mette k même de contribuer aux collectes qui m péuvem manquer de se présenter encore. Jepresids rengagement solenniel de ne rien distraire poar imoi
de cet argent , et de justifier de remploi de tout ce que Totre giioérositié .vOMdra faîen-me tot^è&P à distribuer. Veuillez pourtant vous presser un peu , si vous )iigei .c6nrfenabte d*obtempéFekr'à nés 4é6irs, ear j-ai âpeiSçu la présSelithdgFaphiqèede miw^wi^ siD ^ravatflèr beaooHip, et ^e craîiis iqfa^l; n^iliiprine èo c« moment' des drbiiliiires- s^iate^iees^iet Idmfe»! tables I '^àreillcé à 'celles dont Porage a d)e^ sur Dotiit cité-ces^lernierb temps«> '
' i Rtkkiarqu«k; ^Msplatt , (fèe ^ ipbtnr jM^poiiif tiiiipe ahi^coUectes qo) ni'oiit grdlé, jfe^iais'pàratd^ei k-mieése pendant tiii tnômnit d^édakcie» où aidciine aslre qil'elle (i nia connaisMnée) ïnè iioircil^l'lMri^ limi Remarques entore ique , ^ien que vicHitie desi côtteçtca, je ne me plains que de leur gfimd iionibtév parde que je ne pois plbéi les atciieiHîr'chréiiénne^ nkint. némar^uez eûfiik que ee que j«cràftl^^pàrdeâi- 8W tout^ c'est la i^utatioQ de ladf^e, àvec^ laq^fette^ fWvdtô beaucoup, p^âi^nt, qui'devSehiiient gr6d ét^ gras.: ÉftargneMiËfoi donc , en voud lAont^ant géaé-* reux envens moi seul, en cétte oc<iasidn V lediàgrid què j^ëprcxivé de paralHre avare aux yeux de's tny^' riades de collecteurs qui peuvent se présenterai 'itia pèrle d^lc» à quelques: jours.
^ ' ibeceVe^; messieurs, ia seule chose que je pin^e encore votte ofi*r,»Vtt' qùè les coHectcfurs hé lamettent pas dans léui* sa<^, savoir dès sAlùtatiéïiis sincères^ ■ ' ' -'''^ .fi»'' .
PhitanOiropé MksA^ÉC: ^
LB TimmS Dfi8 JOURNAUX.
J*igaore entièretnant Tori^e da timbre 3ur Us joiiniaiix ; mais elle est di§pQe de remonter à un mdnarque bien malade dana ses finances ou bien rëpré** henanble dans ses actions* L*id^e de fonder on impât «ir les portes et les fenêtres ^tait raisonnable aupris de celle dé se fidre un revam de la pensée d'autrui* Oa coQÇ(Ht à la rigueur, qu^mi despote teuille Êdre payer Tair et k jour dans la portion du globe qu*â s'est appropriée; mais qu'il aifc touIu spéculer ^ur le principe spmtuel qui nous anime, en taxer ka produits « n'en pas permettre TéoBission sans salir le^ papier qui les porte des stigmates de sa grflk royale^ voilà ce qui me semble une amère injustice ; ' et que dans Genève république, ville où Galnn émancipa l'expression de la pensée, religieuse , vSlle qui a pris ppur devise : PosLimebras luaOf ville sans dette publique I sans embarras dans ses fitiances, qu'à Genève, dis-je^ un tel imp6t subsiste encore an dix-neuvième siècle , voilà ce qui me parait le ccHuble du^ridjicule.
Quel avantage retire un journal d'avoir en tète ou au baii de sa première feuille un cachet rond, mal imprimé, espèce de tacbe d'encire qui, parfois, ronge une nouvelle intéressante ou ^obscurcit un {raisonnement clair et lucide. L'état qui met sesannoiries siir le papier public donne-t-il plus de force aux argumens que ce papier contient? protège-t-il son
éesiêàùn? c<»ifirme-t-il la critiqué fiiâte de Mm abtea? prend-il sur hn d^affirmer la véracité dea houvettea qu'il donne? ajoute-t-il an mérite des écrivains qui traTaillent à sa rédaction? Enfin, où est Téquivalent dtt tribut qu'il prélève? bêlas! il n*en est ammn; bien au contraire. La presse ne fut jamais TénAnt gâté du pouvoir, et le timbre n'est^qu'une ^rave qa'on met à sa marche, une amende pécuniaire dont dn la punit atant même qu'elle ose paraître dans le monde pour dire haut ce qu'elle p»se ; loin de ré*^ Compenser la fraqchise imprimée, on la rançonnie parce qu'elle a l'audace de se faire jour publique^ ment. La presse est un pilote qui , grice au timbre; paie pour rendre le senrice de signaler les écueils qui se trouvent sur la route du vaisseau de l'état ; et si le tikiibre est l'impôt le plus injuste , il ^t aussi le plus ruineul, puisqu'il figure pour le quart net dés frais dans les entrei^rlses dont il^ent barrer l'essor dans notre ville. En vérité il est maladroit au pouvdr de rançonner ainsi la presse qu'il aigrit , qu'il exaspère^, et puisqu*il rie peut pas l'anéantir, aqtaat ta» drait pour lui vivre en paix avec elle et ne pas lui Evrér mie bataille fiscale qui n'est ni noble ni concevable^ Quoi ! je ferai imprimer une brochure contenant une amère critique des actes du gouvèmement sans qu'il me soit ordonné de la soumettre au timbre , et le journal qui en dira moilos que moi devra solder cet impôt par cela seul qu'il paratt en feuilles séparées et périodiques! Où est le bon sens? où est ré(|uité? Ne voilà-Ml pas l'absurdité dont Paul-Lùms
4fl|p S9«qim*
am^ fièssé pveDdre pour boi^ssole Vof>ipiOQ piitiU^fiAei la(M6e«rU»^ degMce , $t ^ir^ jour de jtoiOetioiimèff^ a&oque toua pui4$iez^^^rair de quel Côbé Vaig/M&Uf tournée! ;
. Que 90W une mooaorohie eadeUéie tqut ^ tiète Q<NQtnbuable^ )a ip^o^ée conmie aMUe çbope»
rinoD pour excmer aèinblalHe: mode. 4e 3e pr^^ de. Targent ; mais que d^n^i uu^. r^/nJJllûjfm où le l^ei» camffiun|e0fci 'affaire de t<M]a,)<»ii;leBirec^Ufkd^IM/»r aent ka dépeiiaç$, où aulte dette o'a«»Qiiil:irit .Va^er nir; que dans cefte ilipuMiqne on vewlVe maiptepir cet atmsi, tpilà qui /est awproilaQt; -cw ilies; affail?€t9 4e la Suisse, sont ais^s^ 6tiibr|omUée$ , et les, jiMmiim de (Aacun assek néofssairiki^ .pcmr queiiaus;d<yipnf enfin !voîr «lair.dàns>:leiéd^) gâchis oiky^WtMm^ mes.empAtriés*' •
/Xiii science gcniirenuNnei^tale ett-^elle. dooç 49 aimpAe qu:'eUe ae soit iréfugiée toot entière dfwia tétïe de cett«t qui la >metteot en pratique? N-ont-îlâ htisbin d.aucw ayia, .d'au<:wa dociunept , d'a(»c4w^ idée neuye?. et si Jkur. nodestie tes lo^ce à ow^enir qu'ils ne sont point ia£ûUiblesi;et qfn'il peujL»se tn^ur ver quelque ^rapacité, bprs de ileiii^sxfKiseîlSt pourquoi , frapper d un impdt vaxatoire qeuk qui peuvent leur donner de sages avertisseniensS , . i ' . La sdeoce g!ouveniementale eat^elte doue ai. peu impôrtant^ pour le bonheur de tousy que i^puii
âéïfe m coofiér aveuglénèiit'âr ceux qui la^rofes^ «eut, et ne pas leur apporter k tribut de ses moyen»? Les sâYans se réunissent afin de cuUivei^ Ja claiDici^ là pliysiqoé , la botanique ; et; pour faire progresser ces diverses branches de nos connaissances , ils« se refusent nul mémoire important qui leur est adressé, de qui que ce soit qu'il leur parvienne. Pourquoi donc la science gouvernementale, la plus importante et la plus difficile de toutes, ferait -elle payer les avis qu'on lui doifoe? Ma foi je concevrais et j'excuserais mieux Tamour-p^ppre chimiste que celui du magistrat ; car Terreur de celui-ci peut faire le malheur dé ses administrés, tandis que l'ignorance de celui-là ne iait de tort qu'à lui-même ; mais Mors, encore une fob, pourquoi «le publidste qui léclaire la route du pouvoir doitril débourser, isooi argeziÉ pour acquérir le droit d'y placer des réveil-»'
bères? ► . • - ;
Non, l'impât du timbre sm* les jouraasr; quf k besoin d'argent fit peut^tre jadopler d'abord v a été mainteno en haine dé la presse par cefix tp4 ctraignent plus ses critiques qu'ib n'apprécient ses bbse^tions« L'amour^propre a sévi contre éie plus que le bien public ; or il èst digne de nos braves magistrats de l'affranchir totalement ; ils en xmt sup- |>orté les attaques', et elle a témoigné de la considé<^ ration dont ils jouissent , ptusqù'eUe a souvent xx)m* iiattn leurs actes avec amertume sans ébranler la considération dont ils sont entomés et l'attachement que nous avûns pour eux. Qolk j^ouvent donc i
ESQVïStÊS.
tous qa'ïïs ne redoàtent pas le coatrftle le plos^é*^ irère de leurs actiom, et qu'ils pit^iosent e^x* mêmes Tabolition d*un droit injuste dans son principe comme dans son application. Cette condvUe généreuse est digne d*eiix.
DS t A PERRITQtE
•oui LB HAPPORT AIUnNIs'rBATIP*
On a beau crier à tue*tàle que la figure tat k miroir dts fous; c'est un proi^rbe qui est dans b bouche de chacun et dont personne n'est la diqpe; toutes les préventions sont en faveur de cette héaùlié dont Taustère morale voudrait en vain rabaisser le prix : une jolie femme n'a pas plus de peiné poîii* paraître aimable qu'un homme opulent pour £tre considéré. Le mépris des richesses et cdiii dfmft {^sique avantageux sont deslteux^^^mmons poùr^ ris, des figures orrtoires vermoulues , qu'on jette dans une phrase pour l'arrondir « .mais qui n'infiuett nullement sur la conduite. . ;
Puisque lès choses sont ainsi £iites que l'espèce humaine se laisse imposer par les: apparencèS| il convient qu'un magistrat puisse par son aspect re«présenter la dignité de son emploi; mais commeiuA mérite vrai peut se nicher sous une vilaine tournure^ le costume doit voiler ceUe^ri on tout au moins en tempérer les suites fâcheuses ; de là les habits noirs,
TaçjffiOflfiiî
In cliapetnx à ttms corn», les glaives iimocenâ, et surtout la perruciae» pour dioimer de lagraiité à la bideiir> et |idMitisser:la petHc^sse de la taiUe. Tous ces moyens seraient'^ils paiement bous au-: jourdlhui .powr' airiiver au but proposé? je le nie: rhabit noir est trop commun , le chapeau à cornes est ridicule ; les glaives qo^on ne ûrfi jamais sont mibles) mais là perruque a des avantages tels que je suis encore à me demander pourquoi, parmi Seë diverses pièces qui fiosaiest jadis Fentourage do magistrat, seule elle a disparu, quand je pense, moi, qu^elle seule aurait dû être conservée.
Bans un moment la légitimité iait pleuviQir sur divers trônes de TEnrope des figures iJbeûses que le diadème ne peut rendre tolérfbles, il est cheux que le droit divin dise à un iiemme tu seras le plud puissant ^ quand la nature lui dit de wa c6té tuseras le pius laid, et il serait bien désirer que la perruque rcjvtnt atténuer ce qu'a de choqùant.ce désaccord: entre le droit qui &it un moofu*que et Iq mjrstère qui procrée un homme.
On aurait beau me dire qoç des génies éminen^ ont surmonté les torts de la nature envers ei)x et fiaiit éclater de vastes desseins avec ou inalgré de vilaine visâmes, fes exceptions ra^res ne font point règle, etne m'empêchent pas de soutenir qu'en thèse générale il &ut faire dés ma|^trats avec un boiS qui ne soit ni tortu ni bossu; Le peuple juge trop sur Text^desar poiir mettre entièrement cette pitw pfînsion de côté^dans l'éleetiondf cens qui sôot ap^ pelés à le conduire. II est rare que le chef qui porte
UjllOiMPKSi
um fig«re hétéroclite ne paie pas tûl 6a3tâsdl colaune Ph^pcsmen les M|éréta-de.M iBainoise nioe i: et^ miSgsé tOBtVesspxil et le gra&4 Btm é'Éaopt^ botàn^ petit et. difforme t je dmite que le pMtaPMier Cdbitfistf de : aoa riècte eât pu iairedienoè pmtB^w^ h^pn^ vditt ^yb^. y ' -^^ ■
. ^ Oa- ye^t qu^ les ocm^rifts àppelés à r^iemetir iOAgiie de aefûve tuèr oade taer. aient «ne çertaioe tftiHêi 4e6 QuembFes bien. eoiiftit^éBv ime pmt&fo^ Jbdate ; poonpioi n'y aurailnU pas <|< nfemc^ unetçmr ppttr la iBipgisti^tiire; appelée i :dee.ein]^aid^tioV* aoasi importans, pour le mc^ns? Je . "Voudrais qu^^vp coimil de réfbrmé eitlât de9 tmpkm puUica les iadiyidus tarés au physique» Lycurgue aîkil;, plus loin^iiè moi, puisqu'il faisait ooyer ludistinetemail tons les enbns flueté et cagneux ; mus kui de nies idées cette baiiiarie atroce! n'canpéchons nui ips^ àmAà de irî^re, .si mal bâti qfiSl paisse étre^; mais il peut yivte sans être ,magistritti et je demanderais pour lui qu'il ne lât pàs âevé au dessus des avtreSy placé eo montre et pëeé coimD^e sur un piédestal pour.n'offnr aux i?egards^ qu'une Tilaine statue: il y a je pense charité pour lui et coavenanee j[Kmr teua dans çMte t^uioo. .
, Quoi de^plus^friaisaQt en sfiet que ce^^^Umiauit tifii d'^mvies ign ne peuvent sé grandir que de far hauteur de leur ^nplmvqm pensent qu*ja^ mont, et ipie.grosse voix ajoutât quelques pouces.^ leur stature V et qa'oç eA , tenté d'enTittger:compie dea divers dvils pmiatàB^'t^^cn inM daBA>saipQ^
pour les conduire avec soi rétablir Tordre oà tt est trouUë! . . . .r
La perruque pouvait seule, je le répète « apporter qnelqilb r^mèfle à ce$ tournures ^otesques qui s*obstiDeittià parcourir carrière adnqoiftri^^ peu laite po«ir ^mx j eUe dpnqait à un hppune, .fl^^ qîie fût d'ailleurs aa/physiopooiijBK |ia pertaia pr de dignité et die noblesse ; elle k' gi^andissait au phyr sique comme au moral ; Ifi^ trois m^rteaqx fpi^ré# à Uaac,. les boudes qui descendaient sur sst poitrine^ tûtouraièiit sa figure, V^adraient avec bai^eur; et je ne conçois pas que des cef veaux quf , grisaillattt^ m des cheveux f^ts aiept eu r^mpii^ dence de la supplairter et la prét^ntiop de la. fiûrç oublier. Cet entourage ondoyant, cette auréole pa^ pîllaire semblait ne devoir ceindre qu'une t^te peDf Santé , qu'un front méd^if • Ah ! pour moi, je.r^r voue, les portraits de nos amrètrASi oàIa;perruquf inecupe les trois quarta de la toile i m'inspirent un je ne sais quoi re^ctueux que nos costumes mof darnes n'obiâenâiront js^naisi de m<^; ces.^[ures idaàrkées ainsi jÊut paraissent toujours celles de personnages, distingués. Oui ^ la perruqne lançait ^ Feotour dlellela crainte et la con^dération ; c'était ie bâton d'ivoire des andens sénateurs roumains « T^t j'appellerai sada cesse s«r*la téte de nps pf^emiierf» magistrats la bénédiction du Ciel et I9 perruque ^ la Louis XIV^ , . . ,
LB GUIGHBT.
Puisque Garon exige Tobole tuiliulaire pMr le passage d'une ombre , il est siuis doute Uen permk de Élire payer quelques sous pour la circulation des Tivans. C*est d'ailleurs une aimable cfaose que Tinvention àu guichet, car rien n'est si triste qu'une porte de Tille fermée, et ce petit trou ourerti l'impatience et au désappointement laisse pénétrer bira des gens qui auraient été fort capot sans lui. Que dt maris, retenus par leurs plaisirs eû^tra muras, se* raient penauds de ne pouvoir regagner leur domir cile le soir! que de ftmmes épl<A'ées gémiraient snr l'absence nocturne de leurs époux ! c'est le câté moral du guichet que de réunir ainsi des couples dont l'entière fermeture des portes con^iromettraît rharmonie et pourrait peut-être iaroriser le déwH gement ; c'est comme une soups^e de sàretë pow l'hymen.
Si petite que soit la rëtributioù demandée au guichet, beaucoup de gens cependant sojot trèscharmés de s'y soustraire; la pauvreté et l'avarice ae réunissent pour courir afin 4'arriver à la porte arant l'heure où il n'est plus permis de la franchir sanà boursiller. B est plaisant de voir un: barpagôo, harassé par SB longue promenade, retr6uVer <en là;terr minant toute la vigueur de ses jarrets afid de dé&ddre sa petite ^ièoe de monnaie ; sorti au pas de manœuvre, il rentre au pas de charge, comme le cheval de louage qui semble se ranimer à l'approche de l'écu-
rie; c«kn*€i ezdté par Fidée.de recefw quidque diose, celui-UÉ par Teapoir de ne rieo donner: nm» une iois le râteau franchi, la marche du ladre se ralentit de Bonvean.
^ le guidiet eât exialé du virant de Jean-Jacn qoesy sans doute celùwn n'eût point quitté la maison paternelle, ni iui sa patrie ; le râteau leré à la porte de Gomavin eot- une immense influence sur sa car* rière^ et qpiand le guichet ne deTrait àToir d'autre résultat que celui de conserver à Génère un seiâ homme par siède pareil à Fauteur d'Émile , pour Bia part , je bénirais cette inrention de tout mon eceur, quoiquesourent elle m'ait iort contrarié. Car, durant les hroids rigourenx de l'hirer, quand on arrive à la XK)rte , et qu'il faut écarter son manteau, dâmrtonnér sa redingote , 6ter ses gants^, tirer sa bourse, y puiser l'offirande roulue^ tout cela n'est pas iort a^;réable, surtout quand on grelotte en tàce d'une figure qui vous examine au travers d'une trouée d'où s'exhale une douce chaleur, et que souvent Ton vous rappelle pour vous &âre observer ou que votre pièce de monnaie est fausse, effacée, ou que vous ne donner pas assez , ou bien enfin alors que vops ne trouvez que de grosses pièces qu'il ûiut changer en plein vent i aa réunissant avec des doigts raccomis par la bise la mitraille que vous ne'pouvez ramasser qu'à peme sur le sapin gelé où elle vous est étalée ; toutes choses qui^ peut-4tre, ami lecteur, vous sont arrivées ainsi qu'à moi; oh! alors j'avoue que j'envisageais rinventioo du guichet avec des yeux très* prévenus. Comment , me disais-je , voilà des ètrts
dônès de irnisdii pày^oit tant par tètie comïnfoie.bé^ tâil |>odr leur libre passage en vflle ! ik>ilà aa oetrcd SÛT la i^hair humaine à la jiorte d'une républaqse ! Si à rentrée d un théâtre ou d'un cirque on|Muii, >aÉî moins / c'est' toit les mdri^fÈneiées làais ici qùt voit-on dç plus qu'à l'ordinkire? la mot éhm gddcfaetier; mais, toute gracieuse qu'elle puisse étire, ce sont de ce» choses qu'on dok regarder griaA partir le moins et pour le plus. Vc^ ce qtoe je nie disais en rdbKhitonnant ma redingote , entremettant mei gantsv en serrant ma bourse, en rajustant mon manteau ( ^is, toutes mesprëcautioolsprisesdenoa^ Téau contre le û-oid ; mes préVentiima cessaient , efc je me trouvais très-heureux de ; pohvoir ^ regagoei^ nmn gîte et mon foyer;
. ' ;€e doit être une singuHèire revue que cette ique le guichetier passe chaque sioirie dé tant de igurer d^ vmea qui viennent s'offrir tour à tour à si petko hlcame. C^eat un avare d<sap{K>inté qui tendcsoti tribut en rechignant « c*est une jolie jeune fille dont tes doigta Uanca et pbtdée déposent Toffitandev^c'eat un ouvrier aux mains calleuses et noires ^ c'est' ua fidt qui présente son gant glaoé^ c'eat une vieille èn^ lunettes qui tourne et retourne sa pièce avant) de lai IK^er, c'est un ivrogne au visage poncean,i qui lance; en grommelant son^hakine vineuse dans les liaitineei du percepteur ; c*é/9t un épqux grognon qui pak aVeç humeur pour sa moitié ^ et qui voudrait que ooitfme dédohmiagement des 'ennuis qu'entràloe lliyménée^ lesHieux conjoints uë fissent quun^ au moins eniabe du giHohet;.' Vest un campagnard qui marchande
comme s'il était à 4a foire, et qui vent amener Tintraitdirfe ;fiac à ewpomt mêC hii ; enfin , « le guichetier est malin I il peut saisir bien dfs petitSBecreta dàris ied sortie^' ét les rentrées ^e personnes qui passât liiicceishrement on énsèïdble } alors il peut se opnvttttcfe si rh;;«neii'dâKmrse eâ grogodnt; l^iteour solde .a^ec pwceisîuesùt qtuiîi^ ne sont rien ponr le Jeoiûe faommé qui vble Ters sitai.lmîante , wnt beaucoup pour k frieux (ùpA t^pe pour refoinère satén^
£n ¥éa«imé -le guidiet èisr^ un impôt fi>rt joli qui rttppbtte lii Vém pluè qà^il ia*e«t gros. B ¥ient k Tap^ pui de cèt antique proverbe, - que les petits runateux fbtx les grandes ritières ; pour le gpirrerneiiiént^'eM une récoHé dfhiver qui se fait dans Tonaibrè, et en^ Voyant retirer: àùtaàt de monnaie >:aui (rois 'vitres deft g«Âehèls^de nos trois portés, nv^ de nous ne«era tèftté ^ dire qtiil jeUt son ùrfprtparits ftnitres^ maSs plMK" qu-il en reçoit même {uiquè pàr lï.
DBS PRÔFESSKHfS SONORES.
Je profease un rç^qp^ct dncire pour les aootieQs de la liberté des peuples et les dé&os^rs de:iios droits» Gloire à ces orateurs éloqueiis qui coosacrent la force de leurs argumens et 1^ Tiguevr de leurs poumons à rëmandpaticm de la^prasde fupiUe humaine ! mais j*aToue que |e serais lâen réconnai^ sant.pour celui de c«s nieasieurs qui voudrait hîtii dire un mo% ccu^tre le tooneliar qui eA^ ma porte « le fourbisseur qui trairaUle en iace de mes ienètri^ et je fabricant de chandelles, qui empoisoiine mon ^piartier. Il mt ^ràible d^;ne de la civilisation déve^ loppëe; de notrct siècle 4e fiai^e quelqjiie, chose €{n &-' yevr des citadins paisibles, comme moi, dont oq asimpunément Touîe etTodorat» Sur'ciiiq'sCas tqpie nous donna la^providence , je ne y(»s pas pour-. • quoi le pouroir qui nous régit en traiterait d^ux en père dénaturé* Qu on anéantisse la traité des noirs; qu'on ÊiYorise la liberté de la presse, qu'on abolisse la peine de mort , qu'on émancipe les communes, tout cela est admirable; mais je voudrais que le bien-être général qui résultera de toutes ces amâiorations s'étendit jusqu'à mon bien-être individuel, et qu'il fût possible de dormir et de respirer un air pur au sein de tous ces efforts philanthropiques.
Qui de nous n'a pesté contre ces équipages rctentissans qui roulent dans nos rues, dont le bruit vient dominer notre conversation et nous contraindre au silence? Mais au moins ce malaise est mo-
menlaiié; la vèitàré en «'âoigloâiit iious pertoet d€ reprendre lé fil notré dtscomrs* Q^'est^ce donc, grand Dieu ! quand toute la joumëe voua avez à lutter pour TOUS Caiire entendre contre trois ou quatre profesaions^ sonores qu'un destin funeste à votre repo9 a semées autour de votre demeure? Quand vos parotes sont assommées sous le marteau du ferUantier, et que votre âoquence comprimée se perd dam le tintamarre industriel qui vous environne? En vain vous cherdiex à dominer le tumulte ; votre voix, joumalièrément auïL prisés avec lui, prend un ton criard qui vous donne du ridicule chez autrui ssdis vôtts laire mieux comprendre chez vous ; ou bien votre tiiubre s^énroue, s^étoufife, et ne iak ouïr que des sons gutturaux, sourds « comme ceux que poas^ sent lés canards màets.
Qu*est^é encore quand notre t^e, faiUé d*6rga* nisation, a quelque pendiant aux migraines? Que devehesc-vous au sein tie ces coiips de tom-tom mer» cantik qui percent votre crâne et vibrent dans vos cervelles ébranlées ! Où vous loger quand la maladie vous retient à domicile , et que le ier-bladc battu et les tonneaux frappés voua assomment au icmd de votre alcôve et de votre lit? Vous maudissez ces métiers qui vous tuent , cette industrie qui vous assassine* £h bien! c'est en votre iaveur que je trace ces li^es, c'est votre cause que je plaide ; unissez^vous à moi pour obtenir que ces professions soient reléguées dans des rues qui leur seraient exclusivement consacrées. Imitons nos ancêtres , qui avaient leur rue des Chaudronniers et leur Tacconnerie; il est
rBicnJe quékilr rndessé aîtenteiidiija^^ tre boagoâtles toimttoditéi dci la^^^
j PoiiitiuiM jégMiler ail tpilieii de notre Cil^-cef boutiques à ckarwàré, et kivé fiouffrir toute là pop«^ latiûAi d'oâ ^u <)u'il serait fiidle de coQipei^ un seul pomt? Encore ce[.f|éau xiè s^aii-ilr^re^ rien, pour 4e9 genï qui y -seraient aecoqtoné» ^ leur bas âge , et qûi le toléreraient d^^autantiiiiéHiL qir'il-serait pour: eux la spurçe de lèur aisallocw Xiè briiit le plusrgrand )[>erd dé soA iuicoânnodilié pour cdui «|m peut y allier Vtàpmt de sa iMtttne ; (mÊoà^ en eoïisâakce, qtkê meréyiént-il àmoidea^^^ marteau qui retendissent i mon <>reill6 dès raube du )our? rien que Tennui dWe réteiH^ ayant VanMfe et assourdi jùsqu!an soir* :>
Puis ces professions entraînent plus-que ^^dés^ agrémehs; n'y a-t4î* donc aocim danger dâri» c^s ienx allumé sur la vttie puUjqne, au miliauijdPna tonneauv pour en faire: gonfler léa doA^? Geité^ niée qni..s'en échappe ne briHe^-eUe pas sbnirent dMtinceHés qui peuvent nous inètfndicr? . 2&a* vé*^ lîië , dn ne' saurait réunir de cbos^ iickèMes sûr une si minime sor&ee carrée; car:, du tonnean qu'on travaille amsi^ sortent à la iois tintamarre qui nous offusque , vapeur qui nous aùffôque , éUnoéUes qui nous menaiient , sans compter PettUni de voir la rue barrée par ce gabion eniammé.
Il n'est pas* besoin , )e pense , de éignaier >la iâ^ chense ioAuenee morale que oea inconvéniens peur vèfit avoir riîumeur qu'Ss^ doivent prt>cùrfTi€cin qui en souffrent; le désappointeméot des dames
é'jun €nlMlic»«aimé et adra; ptochant à W:» Uur iroîx qo-iU dinimnt.aiiE mari»» d^jàirop i^ddiim à râêYer dans leur mëoage » etc* ; €tc«
Je . ccmnaia uaa maisonv expoaée pkia qu'^nj» aan tfe abx ioconvéDkns^ qne je viens éé aigoâkrv dQBt les liakîtaQs aoof toujours de iQauyatAt.biiniewr ; kn ftw^es y oot le goitre, gagné à force de criftr; lel Baris y sont piaHlaifdâ et TTi^g^rioweiisp, leâenâda^ pagenrs^ <t le p^funtétairt Tpit sdn woBtulileHiMatf mer de rapport À masiiM qùâ lecamllaii^itt^reiht toure angittente d'intensité;. / r^tj-^i