Cxim magnâ reverentid. (Sap. XII
pération , l'homme s'approprie cette satisfaction , autrement elle lui demeurera étrangère, // doit prier sans doute comme s il ne pouvait rien : mais il doit agir aussi comme s'il pouvait tout^. Rien n'est accordé qu'à ses efforts, soit qu'il mérite par lui-même , soit qu'il s'approprie les œuvres d'un autre.
Vous voyez comment chaque dogme du Christianisme se rattache aux lois fondamentales du monde spirituel : il est tout aussi important d'observer qu'il n'en est pas un qui ne tende à purifier l'homme et à l'exalter.
Quel superbe tableau que celui de cette immense cité des esprits avec ses trois ordres toujours en rapport! le monde qui comô^^présente une main au raonàec^ù souffre, et saisit de l'autre celle du monde qui triomphe. L'action de grâce, la prière, les satisfactions, les secours, les inspirations, la foi, l'espérance et l'amour, circulent de l'un à l'autre comme des fleuves bienfaisants. Rien n'est isolé , et les esprits , comme les lames d'un faisceau aimanté, jouissent de leurs propres forces et de celles de tous les autres.
Et quelle belle loi encore que celle qui a mis deux conditions indispensable à toute indulgence ou rédemption secondaire : mérite surabondant d'un côté , bonnes œuvres prescrites et pureté de conscience de l'autre ! Sans l'œuvre méritoire , sans Vétat de grâce , point de rémission par les mérites de l'innocence. Quelle noble émulation pour la vertu ! quel avertissement et quel encouragement pour le coupable !
« Vous pensez, disait jadis l'apôtre des Indes à ses néo- « phytes , vous pensez à vos frères qui souffrent dans un <c autre monde : vous avez la religieuse ambition de les « soulager; mais pensez d'abord à vous^-mème : Dieu « n'écoute point celui qui se présente à lui avec une cons-