‹ Œuvres choisies (volume 3)Chapitre 58 sur 93 · Homo duplex in viis suis. Jac. I · texte numérisé non relu

Homo duplex in viis suis. Jac. I

4. Pertingens usque ad divisionem animas ac spiritûs. (Il ne dit pas de l'esprit et du corps), et discretor cogitationum et intentionum cordis. (Hebr. IV, 12.)

5. Numquid tune non ego sum, Domine Deus meus? (D. August., Confess. \, XX, I.)

Tant il ij a de différence entre moi-même et moi-même ' ; lui qui a si bien distingué les deux puissances de riiomnie lorsqu'il s'écrie encore, en s'adressant à Dieu : 0 toi l pain mystique de mon âme, époux de mon intelligence! quoi! ie pouvais ne pas f aimer-!

Milton a mis de beaux vers dans la bouche de Satan , qui rugit de son épouvantable dégradation 3. L'homme aussi pourrait les prononcer avec proportion et intelligence.

D'où nous est venue l'idée de représenter les anges autour des objets de notre culte par des groupes de têtes ailées^?

Je n'ignore pas que la doctrine des deux âmes fût condamnée dans les temps anciens, mais je ne sais si elle le fut par un tribunal compétent : d'ailleurs il suffit de s'entendre. Que l'homme soit un être résultant de l'union de deux âmes, c'est-à-dire de deux principes intelligents àv même nature , dont l'un est bon et l'autre mauvais, c'est, je crois, l'opinion qui aurait été condamnée, et que je condamne aussi de tout cœur. Mais que l'intelligence soit la même chose que le principe sensible , ou que ce principe, qu'on appelle aussi le principe vital, et qui est la vie, puisse être quelque chose de matériel , absolument dénué

1. Tantùm interest inter me ipsum et me ipsum. (D. August. , Confess., X

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