‹ Œuvres choisies (volume 3)Chapitre 7 sur 93 · Clamabunt, etenim humnicm dicent · texte numérisé non relu

Clamabunt, etenim humnicm dicent

découvre dans le cœur de l'homme ces degrés mystérieux ' qui, de vertus en vertus, nous mènent jusqu'au Dieu de tous les dieux''-. Il est inépuisable lorsqu'il exalte la douceur et FexceC'înce delà loi divine. Cette loi est une lampe 'pour son ^9zeû^ mal assuré , une lum,ière , un astre , qui l'éclairé dans les sentiers ténébreux de la vertu ^; elle est vraie , elle est la vérité même : elle porte sa justification en elle-même ; elle est plus douce que le miel, plus désirable que V or et les pierres précieuses; et ceux qui lui sont fidèles y trouveront une récompense sans bornes^; il la méditera jour et nuit^; il cachera les oracles de Dieu dans son cœur afin de ne le point offenser ^; il s'écrie : Si tu dilates mon cœur, je courrai dans la voie de tes commandements ^.

Quelquefois le sentiment qui l'oppresse intercepte sa respiration. Un verbe, qui s'avançait pour exprimer la pensée du prophète, s'arrête sur ses lèvres et retombe sur son cœur; mais la piété le comprend lorsqu'il s'écrie : Tes autels , ô dieu des esprits ^ !

D'autres fois on l'entend deviner en quelques mots tout le christianisme. Apprends-moi., dit-il, à faire ta volonté, parce que tu es mon Dieu 9. Quel philosophe de l'antiquité a jamais su que la vertu n'est que l'obéissance à Dieu, parce qiCil est Dieu, et que le mérite dépend exclusivement de cette direction soumise de la pensée?

Il connaissait bien la loi terrible de notre nature viciée :

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