Omnia pontus erant, deerant quoque litfora ponto
(OviD., Métam.) 5. Voyez la dissertation sur le mont Caucase, par F.-R, Wilford [dans les Rech. Asiat., lome Vil, p. 522-23.)
ajoute qu'elle en ressortit ensuite sous la forme d'une colombe, devenue fameuse dans tout l'Orient ', ce n'est pas une grande erreur.
Il est bien vrai que chaque homme a son génie conducteur et initiatew qui le guide à travers les mystères de la vie 2.
Il est bien vrai c^xi Hercule ne peut monter sur V Olympe et y épouser Hébé, qu'après avoir consumé par le feu, sur le mont jEta, tout ce qu'il avait à'humain^\
Il est bien vrai que Neptune commande aux vents et à la 7ner, et qu'il leur fait peur^.
1. Ainsi l'on ne peut être surpris que les hommes se fussent accordés à reconnaître la colombe pour l'oiseau de Vénus; rien n'est faux dans le Paganisme, mais tout est corrompu.
2. MvffxayoYoçToù piou àyaôoç. (Men., ap. Plut., De tranq. an.) Ces génies habitent la terre par l'ordre de Jupiter, poxir y être les bienfaisants gardiens des malheureux mortels (Hesiod.) ; mais sans cesse rneanmoins devoir celui qui les a envoyés. (Matth., XVIII, 10.) Lors donc que noiis ai'ons fermé la porte et amené l'obscurité dans nos appartements, souvenons-nous de ne jamais dire (qu'il est nuit et) qxie nous sommes seuls; car DIEU ET NOTRE ANGE sont uvcc VOUS, et, pour nous voir ils n'ont pas besoin de lumière. (Epict., Arr., dissert. 1, 14.) Bacon, dans un ouvrage passablement suspect, met au nombre des paradoxes ou des contradictions apparentes du Christianisme : Que nous ne demandions rien aux anges et que nous ne leur rendions grâces de rien, tout en croyant que nous leur devons beaucoup. [Christian paradoxes, etc., etc. Works, tome II, p. 494.) Cette contradiction, qui n'est pas du tout apparente, ne se trouve pas dans le Christianisme total.
3 Quodcumque fuit populabile flammae
Mulciber abstulerat; nec cognoscenda remansit Herculis effigies ; nec quidquam ab origine ductum Matris habet ; tantùmque Jovis vestigia servat.
(OviD., Met., IX, 262. scqq.)
4. « Des deux points opposés du ciel il appelle à lui les vents : Comment « donc, leur dit-il, avez-vous pu vous confier en ce que vous êtes, assez « pour oser ainsi troubler la terre et les mers, et soulever ces vagues énor- « mes, sans vous rappeler ma puissance? Pour prix d'une telle audace, je « devrais vous... Mais il faut avant tout tranquilliser les flots; une autre « fois vous ne me braverez l'oiui impunéinenl. Parlez sans délai; allez due
Il est bien vrai que les dieux se nourrissent de nectar et d'ambroisie ' .
Il est bien vrai que les héros qui ont bien mérité de l'humanité, les fondateurs surtout et les législateurs , ont droit d'être déclarés dieux par la puissance légitime ~.
Il est bien vrai que lorsqu'un homme est malade, il faut tâcher d' enchanter doucement le mal par des paroles puissantes , sans négliger néanmoins aucun moyen de la médecine matérielle^.
« à votre maître que l'empire des mers n'est point à lui : le sort a mis dans « mes mains le trident redoutable. Éole habite le palais des vents, au milieu « des rochers sourcilleux : qu'il s agite dans ces retraites! qu'il règne dans « ces vastes prisons I » Il dit, et déjà la tempête a cessé : Neptune dissipe les nuages amoncelés, laisse briller le soleil, et promène son char léger sur la surface aplanie des eaux. (Virg., jEn., I, 136, seqq.)
Alors il menaça les vents et dit à la mer : Tais-toi! et tout de suite il se fituncalme profond. (Matc, IV, 39. — Luc, VIII, 24. — Matth. VIII, 26.)
On voit ici la différence de la vérité et de la fable : la première fait parler Dieu; la seconde le fait discourir; mais c'est toujours, comme on le verra plus bas, quelque chose de différemment semblable.
1. « Je suis l'ange Raphaël...; il vous a paru que je buvais et que je « mangeais avec vous; mais pour moi, je me nourris d'une viande invisible « et d'un breuvage qui ne peut être vu des hommes « (Tobie, XII, 15, 19.
2. La canonisation d'un souverain dans l'antiquité païenne et l'apothéose d'un héros du Christianisme dans l'Église ne différent, suivant l'expression déjà employée, que comme des puissances négatives et positives. D'un côté sont l'erreur et la corruption ; de l'autre, la vérité et la sainteté : mais tout part du même principe; car l'erreur, encore une fois, ne peut êtreque la vérité corrompue, c'est-à-dire une pensée procédant d'un principe intelligent plus ou moins dégradé, mais qui ne saurait cependant agir que suivant son essence, ou, si l'on veut, suivant ses idées naturelles ou innées. Totum prope cœlum nonne humano génère completum est? (Cic, Tusc. Quxst.l, 13.) — Oui, vraiment; c'est sa destinée. La chose n'est plus susceptible de doute ni de plaisanterie. Mais pourquoi n'y aurait-il pas de distinction pour les héros .^
Quant à ceux qui s'obstineraient à voir ici comme ailleurs des imitations raisonnées, il n'y a plus rien à leur dire : attendons le réveil!
3 Toj; (j.=v (xaÀaxaï;
'EiraoïSaî; à(j,E£7twv ;
Il est bien vrai que la médecine et la clivination sont très proches parentes '.
Il est bien vrai que les dieux sont venus quelquefois s'asseoir à la table des hommes justes, et que d'autres fois ils sont venus sur la terre pour explorer les crimes de C3S mêmes hommes ~.
Il est bien vrai que les nations et les villes ont des
NovTa;, y; Yutoi; TtsptâTTTwv 7:âvTo8îv <ï>af.(xax.a, tù-j; gé TO[j.aTç laia.avi op6oûç.
(Pind., Pyth. III, 91, 95.) Locus classicus de medicinâ veterum. (Heyne, ad loc. v. Pindari carm., Gottingœ, 1798, tome I, p. 241.)
Serait-il permis, sans manquer de respect à la mémoire d'uQ aussi savant homme, d'observer qu'il semble s'être trompé en voyant dans les vers 94 et 95, les amulettes; car il parait évident que Pindare, dans cet endroit, parle tout simplement des applications, des fomentations, des topiques, en un mot : mais j'ose à peine avoir raison contre Heyne.