Quse non ?-apui, tune exsolvebam. (Ps. LXVIII
3. Sequitur placitum aliud Origenis de morte Christi non hominibus solùm utili, sed angelis etium et sideribus ac rébus creatis quibuscuvique. (P. D. Hiielti Origen., lib. II, cap. ii, quajst. 3, n» 20. — Oii'j^ opp., tome IV, p- i^'Jj
« tra pas surprenant à celui qui se rappellera ce que « saint Paul a dit : Qu'il a plu à Dieu de réconcilier toutes « choses par celui qui est le principe de la vie, et le <( premier-né entre les mortSy ayant pacifié par le sang « qu'il a répandît sur la croix , tant ce qui est en la terre « qiie ce qui est au ciel^' » Et si toutes les créatures gémissent'^, suivant la profonde doctrine du même apôtre, pourquoi ne devaient-elles pas être toutes consolées? Le grand et saint adversaire d'Origène nous atteste qu'au commencement du v" siècle de l'Église , c'était encore une opinion reçue que la rédemption appartenait au ciel autant qu'à la terre ^ , et saint Ghrysostôme ne doutait pas que le même sacrifice , continué jusqu'à la fin des temps, et célébré chaque jour par les ministres légitimes , n'opérât de vnëmQ pour tout l'univers'^.
C'est dans cette immense latitude qu'Origène envisageait l'effet du grand sacrifice. « Mais que cette théorie, « dit-il, tienne à des mystères célestes, c'est ce que l'A-
1. Coloss. I, 20; Ephes. I, 10. — Paley, dans ses Horx Paulinx [l.onA^on, 1790, in 80, p. 212), observe que ces deux textes sont très remarquables, vu que cette réunion des choses divines et humaines est un sentiment très singulier et qu'on ne trouvera point ailleurs que dans ces deux épitres : A very singular sentiment and found no where else but in thèse two epistles. Si ce mot ailleurs se rapporte aux épitres canoniques, l'assertion n'est pas exacte, puisque ce sentiment très singulier se retrouve expressément dans l'épître aux Hébreux, IX, 23. Si le mot a toute sa latitude, on voit que Paley s'est trompé encore davantage.