Fixecl or locomotives. Ibid., pag
« au teint noir, à l'œil enflammé, s'avance pour dé- « truire le crime, le peuple est sauvé si le juge a l'œil « juste 1. »
Le sénateur. — Admirable! magnifique! vous êtes un excellent homme de nous avoir déterré ce morceau de philosophie indienne : en vérité la date n'y fait rien.
Le comte. — Il a fait la même impression sur moi. J'y trouve la raison européenne avec une juste mesure de cette emphase orientale qui plaît à tout le monde quand elle n'est pas exagérée : je ne crois pas qu'il soit possible d'exprimer avec plus de noblesse et d'énergie cette divine et terrible prérogative des souverains : La punilion des coupables.
Mais permettez qu'averti par ces tristes expressions, j'arrête un instant vos regards sur un objet qui choque la pensée sans doute, mais qui est cependant très digne de l'occuper.
De cette prérogative redoutable dont je vous parlais tout à l'heure résulte l'existence nécessaire d'un homme destiné à infliger aux crimes les châtiments décernés par la justice humaine; et cet homme, en efi'et, se trouve partout, sans qu'il y ait aucun moyen d'expliquer comment; car la raison ne découvre dans la nature de l'homme aucun motif capable de déterminer le choix de cette profession. Je vous crois trop accoutumés à réfléchir, Messieurs, pour qu'il ne vous soit pas arrivé souvent de méditer sur le bourreau. Qu'est-ce donc que cet être inexplicable qui a préféré à tous les métiers agréables, lucratifs, honnêtes et même honorables qui se présententen foule à laforce ou à la dextérité humaine, celui de tourmenter et de mettre à mort ses semblables? Cette tête, ce cœursont-ils faits comme les nôtres? ne contiennent-