‹ Œuvres choisiesChapitre 2 sur 83 · AVIS DE L EDITEUR · texte numérisé non relu

AVIS DE L EDITEUR

nombre d'incorrections, de néologismes et de fautes de goût, sa place est irrévocablement fixée parmi les maîtres. »

Les Soirées de Saint-Pétersbourg font partie des œuvres posthumes de J. de Maistre; la première édition a été publiée en 1821, avec une préface et des notes par M. de Saint- Victor. Nous reproduisons intégralement cette édition pr inceps qui n'a pas toujours été donnée avec assez d'exactitude par les nouveaux éditeurs.

Dans les Soirées^ comme dans ses autres ouvrages, surtout dans l'Examen de la philosophie de Bacon, J. de Maistre déprime un peu l'ordre matériel au profit de l'ordre spirituel et surnaturel, mais jamais il ne dénigre la raison à la manière des traditionalistes ; il relève, au contraire, et célèbre les sciences métaphysiques et morales, indispensables pour faire contrepoids aux sciences de la matière. Quand il trouve sur son chemin un adversaire de Dieu ou de l'âme, une sainte indignation s'empare de lui, il le frappe à coups redoublés ; c'est ainsi qu'il use de termes très forts à l'égard de Bacon, de Locke et de Condillac.

Le goût excessif d'un grand nombre de contemporains pour les sciences de la matière et leurs opinions politiques, si différentes de celles de J. de Maistre, expliquent les nombreuses attaques contre cet écrivain.

M. Amédée de Margerie, dans le Comte J. de Maistre (1883), a justifié cet auteur ou réduit les accusations à leurs justes limites.

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