‹ Œuvres choisiesChapitre 20 sur 83 · Homicida ab mit io. {Jean., viii · texte numérisé non relu

Homicida ab mit io. {Jean., viii

2. Ex iniquis somniis filii qui nascuntw, etc. (Sap. IV, 6.) Et la sagesse humaine s'écrie dans Athènes :

FuvaixtLv \ioyo:, 7to).Û7tovov, ôua Sri

(Eurip., Med. 1290. 93.)

3. Les époux ne doivent songer qu'à avoir des enfants, et moins à en avoirqu'à en donner à Dieu. (Fénelon, Œuvres spirituelles, 'wvXI, tom. 111. Du mariage, n" XXVI.)

Le reste est des humains!

C'est après avoir cité cette loi qu'il faut citer encore un trait de ce même

législation sur ce point doit être mise au rang des preuves les plus sensibles de sa divinité. Les sages de l'antiquité, quoique privés des lumières que nous possédons, étaient cependant plus près de l'origine des choses, et quelques restes des traditions primitives étaient descendus jusqu'à eux ; aussi voyons-nous qu'ils étaient fortement occupés de ce sujet important; car non seulement ils croyaient que les vices moraux et physiques se transmettaient des pères aux enfants ; mais par une suite naturelle de cette croyance, ils avertissaient l'homme d'examiner soigneusement l'état de son âme, lorsqu'il semblait n'obéir qu'à des lois matérielles*. Que n'auraient-ils pas dit s'ils avaient su ce que c'est que l'homme et ce que peut sa volonté? Que les homm.es donc ne s'en prennent qu'à

Fénelon. — Ah.' dit-il, si les hommes avaient fait la Religion, ils l'auraient faite bien autrement.

1. Ces idées mystérieuses se sont emparées de plusieurs têtes célèbres. Origène, que je laisserai parler dans sa propre langue, de peur de le gêner, a dit dans son ouvrage sur la piière :

'liàv (lY) xal Tûv xarà tôv yâtiov c'.tÔTtaôai à^ttov \i,\)ar,c,\.tù'i tô êpyov ffepLvô- ■CEçov, xai ppaSÛTEOov, xai aTtaÔEasçiov yîvETat

(De Orat. 0pp., tom. I, p. 198, n» 2, in-fol.)

Ailleurs encore il dit, en parlant de l'institution mosaïque :

Où5c Ttapà lo-joaToi; ■^M-'iaXv.tz iti'îzpâaxouGi Tf,v wpav Tiaxxl to), xal èvuêpiÇstv

(Idem., adv. Cels., 1. V.)

Milton ne pouvait se former une idée assez haute de ces mystérieuses lois (Parad. lost.. IV, 743, VIII, 798) et le Newton qui l'a commenté, avertit que Milton désigne, par ces mots de mystérieuses lois, quelque chose qu'il n'était pas bon de divulguer, qu'il fallait couvrir d'un silence religieux et révérer comme un mystère.

Mais l'élégant Théosophe, qui a vécu de nos jours, a pris un ton plus Iiaut. « L'ordre, dit-il, permet que les pères et mores soient vierges dans leurs génc- « lalions, aOn que le désordre y trouve son supplice; c'est par i.i que ton œuvre « avance, Dieu suprême... 0 profondeur des connaissances attachées à la gé- « nération des êtres! $0(71; twv àvÔpioTitvwv (jTCEpjJLotToov. Je veux vous laisser « sans réserve à l'agent suprême : c'est assez qu'il ait daigné nous accorder « ici-bas une image inférieure des lois de son émanation. Vertueux époux! « regardez-vous comme des anges en exil, etc. •

(Saint-Martin., Homme de désir, in-S", 2 81.)

38 lES SOIRÉES DE SAINT-PÉTERSBOURG.

eux-mêmes de la plupart dés maux qui les affligent : ils ■ souffrent justement ce qu'ils feront souffrir à leur tour. Nos enfants porteront la peine de nos fautes; nos pères tss ont vengés d'avance.

Le chevalier. — Savez-vous bien, mon respectable ami, que si vous étiez entendu par certains hommes de ma connaissance, ils pourraient fort bien vous accuser d'être illuminé.

Le sénateur. — Si ces hommes dont vous me parlez m'adressaient le compliment au pied de la lettre, je les en remercierais sincèrement; car il n'y aurait rien de plus heureux ni de plus honorable que d'être réellement illuminé; mais ce n'est pas ce que vous entendez. En tous cas, si je suis illuminé, je ne suis pas au moins de ceux dont nous parlions tout à l'heure^ ; car mes lumières ne viennent pas sûrement de chez eux. Au demeurant, si le genre de nos études nous conduit quelquefois à feuilleter les ouvrages de quelques hommes extraordinaires, vous m'avez fourni vous-même une règle sûre pour ne pas nous égarer, règle à laquelle vous nous disiez, il n'y a qu'un moment, Monsieur le chevalier, que vous soumettiez constamment votre conduite. Cette règle est celle de Tunité générale. Lorsqu'une opinion ne choque aucune vérité reconnue, et qu'elle tend d'ailleurs à élever l'homme, à le perfectionner, à le rendre maître de ses passions, je ne vois pas pourquoi nous la repousserions. L'homme peut-il être trop pénétré de sa dignité spirituelle? Il ne saurait certainement se tromper en croyant qu'il est pour lui de la plus haute importance de n'agir jamais dans les choses qui ont été remises en son pouvoir, comme un instrument aveugle de la Providence ; mais comme un ministre intelligent, libre et soumis,

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