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4. DEUS DEORUM. Exod. XVIII, II. Deut. X. 17. Esth. XIV, 12. Ps. XLIX, 1. Dan. 11, 47; III, 90.
5. En général ces citations sont justes. On peut les vérifier dans l'ouvrage de Timée de Locres, imprimé avec les œuvres de Platon. (Edit. Rip., tom. X, p. 26. Voyez encore le Timée de Platon, ibid., p. 426, et le Critias, ibid., 65-66.) J'observe seulement que dans le Critias Platon ne dit pas le don inestimable, mais les plus belles choses parmi les plus précieuses: T« xdcXXtcTTa ànà twv TijxwTaTWv ctTtoXXùvTE;. {Ibid., in fin.) L'abbé Le
Cicéron ne s'éloignait pas du sentiment de ces philosophes et de ces initiés qui avaient pensé que nous étions dans ce monde pour expier quelque crime commis dans un autre. Il a cité même et adopté quelque part la comparaison dWristote, à qui la contemplation de la nature humaine rappelait l'épouvantable supplice d'un malheureux lié à un cadavre et condamné à pourrir avec lui. Ailleurs il dit expressément que la nature nous a traités en marâtre plutôt quen mère; et que V esprit divin qui est en nous est comme étouffé par le penchant quelle nous a donné pour tous les vices^; et n'est-ce pas une chose singulière qu'Ovide ait parlé sur l'homme précisément dans les termes de saint Paul? Le poète erotique a dit : Je vois le bien, je Vaime, et le mal me séduit-; et l'Apôtre, si élégamment traduit par Racine, a dit :
Je ne fais pas le bien que j'aime Et je fais le mal que je hais*.
Au surplus , lorsque les philosophes que je viens de vous citer nous assurent que les vices de la nature humaine
BaUeux, dans sa traduction de Tiraée de Locres, et l'abbé de Feller (Dict. hist., art. Timée, et Catéch. philos., tom. III. n° 465) font parler ce philosophe d'une manière plus explicite; mais comme la seconde partie du passage cité est obscure, et que Marcile Ficin me parait avoir purement conjecturé, j'imite la réserve de l'interlocuteur qui s'en est tenu à ce qu'il y a de certain.
1. V. S. Aug. lib. IV, contra Pclag., et les fragments de Ciceron, in-4'', Elzevir, 1661, p. 1314-1342.
2 Video meliora, pi'oboque;
Détériora seqiior.
(Ovid. Met., YII, 17.)