‹ Œuvres choisiesChapitre 28 sur 83 · i^xt/.Tîvat ô' àîire'mTîTo/ ëspaai. Ibid. XIV · texte numérisé non relu

i^xt/.Tîvat ô' àîire'mTîTo/ ëspaai. Ibid. XIV

4. Qeiri 6é [xiv à[>.-séyyz'' ô[j.-fiQ. Ibid. II, 41. Qxii hoc in aliud sermoncf convertere volet, is demum, qux sit horum vocabiilorum vis et é-'ioyzia sentiet. (Clarkius ad Loc.) Il lui ajoute avec raison : Lomina Dacier non

LES SOIIiÉES DE SAINT-PÉTERSBOURG. 81

montrer comme son époux la vit, pour la dernière fois, frissonnant de tendresse et riant des larmes'.

D'où venait donc cette langue qui semble naître comme Minerve, et dont la première production est un chef-d'œuvre désespérant, sans qu'il ait jamais été possible de prouver qu'elle ait balbutié? Nous écrierons-nous niaisement, à la suite des docteurs modernes : Combien il a fallu de siècles pour former une telle langue! En effet, il en a fallu beaucoup, si elle s'est formée comme on l'imagine. Du serment de Louis le Germanique en 8i2-, jusqu'au Menleur de Corneille, et jusqu'aux Menteuses de Pascal^, is'est écoulé huit siècles : en suivant une règle de proportion , ce n!est pas trop de deux mille ans pour former la langue grecque. Mais Homère vivait dans un siècle barbare ; et pour peu qu'on veuille s'élever au-dessus de son époque, on se trouve au milieu des Pélasges vagabonds et des premiers rudiments de la société. Où donc placeronsnous ces siècles dont nous avions besoin pour former cette merveilleuse langue? Si, sur ce point de l'origine du langage, comme sur une foule d'autres, notre siècle a manqué la vérité, c'est qu'il avait une peur mortelle de la ^rencontrer. Les langues ont commencé ; mais la parole Jamais, et pas même avec l'homme. L'un a nécessairement

maie : « Il sembla que la voix répandue autour de lui retentissait encore à ses oreilles. »

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