TRÈS LONGUE
On a peine à comprendre qu'un penseur de cette force se soit laissé aveugler par le préjugé vulgaire au point de méconnaître les vérités les plus palpables. Les hommes de bien, dit-il, ont péri. — Mais personne, je pense, n'a soutenu encore que les gens de bien dussent avoir le privilège de ne pas mourir. On ne connaît pas le lieu qu'ils ont habité sur la terre. — Premièrement qu'importe? d'ailleurs, le sépulcre des méchants est-il donc plus connu que celui des gens de bien, toutes choses égales entre elles du côté de la naissance, des emplois et du genre de vie? Louis XI ou Pierre-le-Cruel furent-ils plus célèbres ou plus riches que saint Louis ou Charlemagne? Suger et Ximénès ne vécurent-ils point plus tranquilles, et sont-ils moins célèbres après leur mort que Séjan ou Pombal? Ce qui suit sur le privilège de la santé et d'une plus longue vie, est peut-être une des preuves les plus terribles de la force d'un préjugé général sur les esprits les plus faits pour lui échapper.
Mais il est arrivé au P. Berthier ce qui est arrivé à Leibnitz, et ce qui arrivera à tous les hommes de leur
sorte : c'est de se réfuter eux-même avec une force, une clarté digne d'eux; et de plus, quant au P. Berthier, avec une onction digne d'un maître qui balance Fénelon ians les routes de la science spirituelle. En plusieurs endroits de ses œuvres, il reconnaît que sur la terre même il n'y a de bonheur que dans la vertu; que nos passions sont nos bourreaux; que l'abîme du bonheur se trouverait dans Vabime de la charité; que s'il existait une ville évangélique, ce serait un lieu digne de l'admiration des anges, et qu'il faudrait tout quitter pour aller contempler de près ces heureux mortels i. Plein de ces idées, il s'adresse quelque part à Dieu lui-même ; il lui dit : Est-il donc vrai qu outre la félicité qui m'attend dans l'autre vie, je puis encore être heureux dans celle-ci? Lisez, je vous prie, les œuvres spirituelles de ce docte et saint personnage ; vous trouverez aisément les différents passages que j'ai en vue, et je suis bien sûr que vous me remercierez de vous avoir fait connaître ces livres.
Le CHEVALIER. — Avoucz franchement, mon cher sénateur, que vous voulez me séduire et m'embarquer dans vos lectures favorites. Sûrement votre proposition ne s'adresse pas à votre complice qui sourit. Au reste, je vous promets, si je commence, de commencer par le P. Berthier.
Le sénateur. — Je vous exhorte de tout mon cœur à ne pas tarder; en attendant, je suis bien aise de voug avoir montré la science et la sainteté se trompant d'abord et raisonnant comme la foule, égarées à la vérité par un noble motif, mais se laissant bientôt ramener par l'évidence et se donnant à elles-mêmes le démenti le plus solennel.
Voilà donc, si je ne me trompe, deux erreurs bien éclairées : erreur de l'orgueil, qui se refuse à l'évidence pour justifier ses coupables objections; et de plus, erreur
de la vertu qui se laisse séduire par l'envie de renforcer une vérité, même aux dépens d'une autre. Mais il y a encore une troisième erreur qui ne doit point être passée sous silence ; c'est celle de cette foule d'hommes qui ne cessent deparlcr des succès du crime, sans savoir ce que c'est que bonlieur et malheur. Écoutez le Misanthrope^ que je ferai parler pour eux :
On sait que ce pied-plat, digne qu'on le confonde. Par de sales emplois s'est poussé dans le monde; Et que par eux son sort, de splendeur revêtu, Fait rougir le mérite et gronder la vertu. Cependant sa grimace est partout bien venue ; On l'accueille, on lui rit; partout il s'insinue; Et s'il est par la brigue un rang à disputer, Sur le plus honnête homme on le voit l'emporter.
Le théâtre ne nous plait tant que parce qu'il est le complice éternel de tous nos vices et de toutes nos erreurs i. Un honnête homme ne doit point disputer un TSiUgparla brigue, et moins encore le disputer à unpiedplat. On ne cesse de crier : Tous les emplois, tous les rangs, toutes les distinctions sont pour les hommes qui ne les méritent pas. Premièrement rien n'est plus faux : d'ailleurs de quel droit appelons-nous toutes ces choses des biens? Vous nous citiez tout à l'heure une charmante épig-ramme, Monsieur le chevalier : il méritait cet emploi à tous égards; CEPENDANT H l'a obtcHu; à merveille s'il ne s'agit que de rire ; mais, s'il faut raisonner, c'est autre chose. Je voudrais vous faire part d'une réflexion qui me vint un jour en lisant un sermon de votre admirable Bourdaloue; mais j'ai peur que vous ne me traitiez encore d'î7Zuminé.
1 Paucas poetx reperiunt fabulas
Ubi boni meliores fiant.
(Plaut., Cap. in Epil.). — On peut le croire, j'espère.
Le chevalier. — Comment donc, encore ! jamais je n'ai dit cela. J'ai dit seulement, ce qui est fort différent, que si certaines gens vous entendaient, ils pourraient bien vous traiter d'illuminé. D'ailleurs il n'y a point ici de certaines gens; et quand il y en aurait, quand on devrait même imprimer ce que nous disons, il ne faudrait pas s'en embarrasser. Ce qu'on croit vrai, il faut le dire et le dire hardiment; je voudrais, m'en coûtât-il grand' chose, découvrir une vérité faite pour choquer tout le genre humain : je la lui dirais à brûle-pourpoint.
Le sénateur. — Si jamais vous êtes enrôlé dans une armée que la Providence lève dans ce moment en Europe, vous serez placé parmi les grenadiers ; mais voici ce que je voulais vous dire." Je lisais un jour dans je ne sais quel sermon de Bourdaloue un passage où il soutient sans la moindre restriction, qu il n'est pas permis de demander des emplois^ A vous dire la vérité, je pris d'abord cela pour un simple conseil, ou pour une de ces idées de perfection, inutiles dans la pratique, et je passai ; mais bientôt la réflexion me ramena, et je ne tardai pas à trouver dans ce texte le sujet d'une longue et sérieuse méditation. Certainement une grande partie des maux de la société vient des dépositaires de l'autorité, mal choisis par le prince; mais la plupart de ces mauvais choix sont l'ouvrage de l'ambition qui l'a trompé. Si tout le monde attendait le choix au lieu de s'efforcer de le déterminer par tous les moyens possibles, je me sens porté à croire
1. Suivant toutes les apparences, l'interlocuteur avait en vue rendroit où ce grand orateur dit avec une sévérité qui paraît excessive : « Mais quoi ! « me direz-vous, ne serait-il donc jamais permis à un homme du imonde de « désirer d'èlre plus grand qu'il n'est? Non, mon cher auditeur, il ne vous « sera jamais permis de le désirer : il vous sera permis de l'être quand Dieu « le voudra, quand votre roi vous y destinera, quand la voix publique vous « y appellera, etc. « [Sermon sur V État de vie, ou plutôt contre l'Ambition, I''« part.)
{Note de l'Éditeur.)
que le monde changerait de face. De quel droit ose-t-on dire ! Je vaux mieux que tout autre pour cet emploi? car c'est ce qu'on dit lorsqu'on le demande. De quelle énorme responsabilité ne se charge-t-on pas ! il y a un ordre caché qu'on s'expose à troubler. Je vais plus loin ; je dis que chaque homme, s'il examine avec soin et lui-même et les autres, et toutes les circonstances, saura fort bien distinguer les cas où l'on est appelé, de ceux où l'on force le passage. Ceci tient à une idée qui vous paraîtra peutêtre paradoxale; faites-en ce qui vous plaira. Il me semble que l'existence et la marche des gouvernements ne peuvent s'expliquer par des moyens humains, pas plus que le mouvement des corps par des moyens mécaniques. Mens agitât moîem. Il y a dans chaque empire un esprit recteur (laissez-moi voler ce mot à la chimie en le dénaturant) qui l'anime comme l'âme anime le corps, et ;]ui produit la mort lorsqu'il se retire.
Le comte. — Vous donnez un nom nouveau, assez heureux même, ce me semble, à une chose toute simple qui est l'intervention nécessaire d'une puissance surnaturelle. On l'admet dans le monde physique sans exclure l'action des causes secondes ; pourquoi ne l'admettrait-on pas de même dans le monde politique, où elle n'est pas moins indispensable? Sans son intervention immédiate, on ne peut expliquer, comme vous le dites très bien, ni la création ni la durée des gouvernements. Elle est manifeste dans l'unité nationale qui les constitue ; elle l'est dans la multiplicité des volontés qui concourent au même but sans savoir ce qu'elles font, ce qui montre qu'elles sont simplement employées; elle l'est surtout dans l'action merveilleuse qui se sert de cette foule de circonstances que nous nommons accidentelles, de nos folies mêmes et de nos 2rimes, pour maintenir l'ordre et souvent pour l'établir.
Le sénateur. — Je ne sais si vous avez parfaitement
saisi mon idée ; n'importe, quant à présent. La puissance i surnaturelle une fois admise, de quelque manière qu'elle i doive être entendue, on peut bien se fier à elle ; mais on I ne l'aura jamais assez répété, nous nous tromperions ' bien moins sur ce sujet, si nous avions des idées plus justes de ce que nous appelons biens et bonheur. Nous parlons des succès du vice, et nous ne savons pas ce que c'est qu'un succès^ ce qui nous parait un bonheur est souvent une punition terrible.
Le comte. — Vous avez grandement raison, Monsieur : l'homme ne sait ce qui lui convient; et la philosophie même s'en est aperçue, puisqu'elle a découvert que l'homme de lui-même ne savait pas prier, et qu'il avait besoin de quelque instructeur divin qui vint lui apprendre ce qu'il doit demander^. Si quelquefois la vertu parait avoir moins de talent que le vice pour obtenir les richesses, les emplois, etc., si elle est gauche pour toute espèce d'intrigues, c'est tant mieux pour elle, même temporellement; il n'y a pas d'erreur plus commune que J celle de prendre une bénédiction pour une disgrâce n'envions jamais rien au crime : laissons-lui ses tristes succès, la vertu en a d'autres; elle a tous ceux qu'il lui f est permis de désirer; et quand elle en aurait moins, rien ne manquerait encore à l'homme juste, puisqu'il lui resterait la paix, la paix du cœur! trésor inestimable, santé de l'âme, charme de la vie, qui tient lieu de tout, et que * rien ne peut remplacer? Par quel inconcevable aveuglement semble-t-on souvent n'y pas faire attention? D'un^ côté est la paix et même la gloire ; une bonne renommée j du moins est la compagne inséparable de la vertu, et \ c'est une des jouissances les plus délicieuses de la vie; • de l'autre se trouve le remords et souvent aussi l'infamie.
1. II n'est plus nécessaire de citer ce passage de Platon, qui, du livre de . ce grand homme, a passé dans mille autres.
Tout le monde convient de ces vérités; mille écrivains les ont mises dans tout leur jour ; et l'on raisonne ensuite comme si on ne les connaissait pas. Cependant peut-on s'empêcher de contempler avec délice le bonheur de l'homme qui peut se dire chaque jour avant de s'endormir : Je nai pas perdu la journée; qui ne voit dans son cœur aucune passion haineuse, aucun désir coupable; qui s'endort avec la certitude d'avoir fait quelque bien, et qui s'éveille avec de nouvelles forces pour devenir encore meilleur? Dépouillez-le, si vous voulez, de tous les biens que les hommes convoitent si ardemment, et comparez-le à Vheureux, au puissant Tibère écrivant de l'ile de Caprée sa fameuse lettre au Sénat romain^ ; il ne sera pas difficile, je crois, de se décider entre ces deux situations. Autour du méchant je crois voir sans cesse tout l'enfer des poètes-, terribiles visu form^ : les soucis dévorants, les pâles maladies, l'ignoble et précoce vieillesse, la peur, l'indigence {triste conseillère), les fausses joies de l'esprit, la guerre intestine, les furies vengeresses, la noire mélancolie y le sommeil de la conscience et la mort. Les plus grands écrivains se sont exercés à décrire l'inévitable supplice des remords; mais Perse surtout m'a frappé,
1. « Que vous écrirai-je aujourd'hui, Pères conscrits? ou comment vous « écrirai-je, ou que dois-je ne pas vous écrire du tout? Si je le sais moi- « même, que les dieux et les déesses me fassent périr encore plus horri- « blement que je ne me sens périr chaque jour! » (Tac, Ann., VI, 6.)
2. Vestibulum ante ipsum, primisque in faucibus Orci Luctus et ultrices posuere cubilia curie. Pallentesque habitant morbi, tristisque senectus. Et metus, et malesuada famés, et turpis egestas, Terribiles visu formas! lethumque, laborque,
Tum consanguineus lethi sopor, ET MALA MENTIS GXUDIA, mortiferumque adversoin limine bellum, Ferreiqiie Eximenidum thalami, et discordia démens Vipereum crinem viltis innexa cruentis.
(Virg., JEn. VI, 273, 599.) Il y a un traité de morale dans ces mots : Et mala mentis gaitdia.
lorsque sa plume énergique nous fait entendre, pendant l'horreur d'une profonde nuit^ la voix d'un coupable troublé par des songes épouvantables, traîné par sa conscience sur le bord mouvant d'un précipice sans fond, criant à lui-même : Je suis perdu! je suis perdu! et que, pour achever le tableau, le poète nous montre l'innocence dormant en paix à côté du scélérat bourrelé*.
Le CHEVALIER. — En vérité, vous faites peur au grenadier; mais voilà encore une de ces contradictions que nous remarquions tout à l'heure. Tout le monde parle du bonheur attaché à la vertu, et tout le monde encore parle de ce terrible supplice des remords ; mais il semble que ces vérités soient de pures théories ; et lorsqu'il s'agit de raisonner sur la Providence, on les oublie comme si elles étaient nulles dans la pratique. Il y a ici tout à la fois erreur et ingratitude. Aprésent que j'y réfléchis, je vois un grand ridicule à se plaindre des malheurs de l'innocence. C'est précisément comme si on se plaignait que Dieu se plait à rendre le bonheur malheureux.
Le comte. — Savez-vous bien. Monsieur le chevalier, que Sénèque n'aurait pas mieux dit! Dieu, en effet, a tout donné aux hommes qu'il a préservés ou délivrés des vices'^. Ainsi, dire que le crime est heureux dans ce monde, et l'innocence malheureuse, c'est une véritable contradiction dans les termes; c'est dire précisément que la pauvreté est riche et l'opulence pauvre ; mais l'homme est ainsi fait. Toujours il se plaindra, toujours il argu-
1. An magis auratis pendens laqvearibus ensis Purpureas subter Cervices terruit, innis Imus prxcipites! quùmsi sibic dicat, et intus Palleat infelix quod proxima nesciat uxor.
(A. Pers., Sat. III, 40,44.)
2. Omnia mala ab illis (Deus) removit; scelera et flagitia, et cogitationes improbas, etavida consUia, et libidinem cœccim, etalieno imminentem avaritiam. (Sen., De Prov., c. vi.)
mentera contre son père. Ce n'est point assez que Dieu ait attaché un bonheur ineffable à l'exercice de la vertu ; ce n'est pas assez qu'il lui ait promis le plus grand lot sans comparaison dans le partage général des biens de ce monde ; ces tètes folles dont le raisonnement a banni la raison ne seront point satisfaites : il faudra absolument que leur juste imaginaire soit impassible, qu'il ne lui arrive aucun mal ; que la pluie ne le mouille pas ; que la nielle s'arrête respectueusement aux limites de son champ ; et que, s'il oublie par hasard de pousser ses verrous, Dieu soit tenu d'envoyer à sa porte un ange avec une épée flamboyante, de peur qu'un voleur heureux ne vienne enlever l'or et les bijoux du juste'.
Le chevalier. — Je vous attrape aussi à plaisanter, Monsieur le philosophe, mais je me garde bien de vous quereller, car je crains les représailles; je conviens d'ailleurs bien volontiers que, dans ce cas, la plaisanterie peut se présenter au milieu d'une discussion grave; on ne saurait imaginer rien de plus déraisonnable que cette prétention sourde qui voudrait que chaque juste fût trempé dans le Styx, et rendu inaccessible à tous les coups du sort.
Le comte. — Je ne sais pas trop ce que c'est que le sorf; mais je vous avoue que, pour mon compte, je vois quelque chose encore de bien plus déraisonnable que ce qui vous parait à vous l'excès de la déraison : c'est l'inconcevable folie qui ose fonder des arguments contre la Providence, sur les malheurs de l'innocence qui n'existe pas. Où est donc l'innocence, je vous en prie? Où est le juste? est-il ici, autour de cette table? Grand Dieul
1. Xumqitid quoqueà Deo aliquis exigit ut boni viri sarcinas servetY Oui, sans doute, on l'exige tous les jours sans s'en apercevoir. Que de voleurs détroussent ce qu'on appelle un honnête homme, tel qui accordait un rire approbateur à ce passage de Sénèque, dira sur-le-champ : Pareil malheur ne serait pas arrivé à un riche coquin; ces choses-là n'arririvent qu'aux honnêtes gens.
Eh! qui pourrait donc croire un tel excès de délire, si nous n'en étions pas les témoins à tous les moments? Souvent je songe à cet endroit de la Bible où il est dit : « Je visiterai Jérusalem avec des lampes^. » Ayons nous-mêmes le courage de visiter nos cœurs avec des lampes^ et nous n'oserons plus prononcer qu'en rougissant les mots de vertu, de justice, et d^innocence. Commençons par examiner le mal qui est en nous, et pâlissons en plongeant un regard courageux au fond de cet abîme ; car il est impossible de connaître le nombre de nos transgressions, et il ne l'est pas moins de savoir jusqu'à quel point tel ou tel acte coupable a blessé l'ordre général et contrarié les plans du Législateur éternel. Songeons ensuite à cette épouvantable communication de crimes qui existe entre les hommes, complicité, conseil ^ exemple, approbation, mots terribles qu'il faudrait méditer sans cesse? Quel homme sensé pourra songer sans frémir à l'action désordonnée qu'il a exercée sur ses semblables, et aux suites possibles de cette funeste influence? Rarement l'homme se rend coupable seul ; rarement un crime n'en produit pas un autre. Où sont les bornes de la responsabilité? De là ce trait lumineux qui étincelle entre mille autres dans le livre des Psaumes : Quel homme peut connaître toute l'étendue de ses prévarications? O Dieu! purifiez-moi de celles que j'ignore, et pardonnez-moi même celles d'autrui-.
Après avoir ainsi médité sur nos crimes, il se présente à nous un autre examen encore plus triste, peut-être, c'est celui de nos vertus : quelle effrayante recherche que celle qui aurait pour objet le petit nombre, la fausseté et l'inconstance de ces vertus ! il faudrait avant tout en sonder les bases : hélas ! elles sont bien plutôt déterminées par