To ôv xaÎTÔ ev, xauTov. (Arist., III, i
Tô êv ip'.6[j.oO àpyr,... -/.ai aetpav. [Ibid., X, i.)
comme une chose, soit être réel, soit idée. A cette définition qui eût donné un accès de jalousie à feu M. de la Palice, Locke ajoute le plus sérieusement du monde : Cest ainsi que V entendement acquiert Vidée de Vunité^. Nous voilà, certes, bien avancés sur l'origine des idées.
La définition de la solidité a bien son mérite aussi. Cest ce qui empêche deux corps qui se meuvent Vun ver& Vautre de pouvoir se toucher-. Celui qui a toujours jugé Locke sur sa réputation en croit à peine ses yeux ou ses oreilles, lorsqu'enfin il juge par lui-même; mais je pui& encore étonner l'étonnement même en vous citant la définition de l'atome : C'est un corps continu, dit Locke, sous une forme immuable ^.
Seriez-vous curieux maintenant d'apprendre ce que Locke savait dans les sciences naturelles? Écoutez bien ceci, je vous en prie. Vous savez que, lorsqu'on estime les vitesses dans la conversation ordinaire, on a rarement des espaces à comparer, vu que l'on rapporte assez communément ces vitesses au même espace parcouru. Pour estimer, par exemple, les vitesses de deux chevaux, je ne vous dirai pas que l'un s'est rendu d'ici à Strelna en quarante minutes, et l'autre à Kamini-Ostroff en dix minutes, vous obligeant ainsi à tirer votre crayon et à faire une opérations d'arithmétique pour savoir ce que cela veut dire ; mais je vous dirai que les deux chevaux sont allés, je le suppose, de Saint-Pétersbourg' à 5^rc/na, l'un dans quarante minutes, et l'autre dans cinquante : or, il est visible que, dans ces sortes de cas, les vitesses étant simplement proportionnelles au temps^
1. Whatever we can consider as one tJiing whether a real Seing, or idea suggest to the under standing the idea of unity. (Ibid. liv. II, chap. VII, §7.)