‹ Œuvres choisiesChapitre 9 sur 83 · VIII PREFACE DU PREMIER EDITEUR · texte numérisé non relu

VIII PREFACE DU PREMIER EDITEUR

cessent de les en déclarer les tyrans et les fléaux. On n'a point répondu aux deux premiers volumes de tîe livre, qu'un des plus grands esprits de notre âge a qualifié de SUBLIME ^; et, bien que le sujet en soit plutôt politique que religieux, l'impiété, qui se croit justement attaquée dès que l'on parle du chef de l'Église autrement que pour l'insulter, ne l'eût point laissé sans réponse s'il eût été possible d'y répondre. On ne répondra pas davantage au troisième qui vient de paraître, et qui traite spécialement du pape dans ses rapports avec V Église gallicane. Il ne convaincra pas sans doute des esprits passionnés et vieillis dans les habitudes d'une doctrine absurde et dangereuse , mais les passions les plus irascibles seront elles-mêmes réduites au silence.

Nous ne dirons point que les Soirées de Saint- Pétersbourg que nous publions aujourd'hui, dernière production de cet homme illustre, soient un ouvrage supérieur au livre du Pape. Tous les deux sont l'œuvre du génie; tous les deux nous semblent également beaux : cependant, quelque admiré qu'ait été celui-ci, nous ne doutons point que les Soirées ne trouvent encore un plus grand nombre d'admirateurs. Dans le livre du Pape, M. de Maistre ne développe qu'une seule vérité : c'est à mettre cette vérité unique dans tout son jour qu'il consacre toutes les ressources de son talent,

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