NOTICE BIOGRAPHIQ.UE ET LITTERAIRE CLXXV
peuplée de souvenirs. Tout à l'entour, ces toits et cette forêt de cheminées et ces milles mansardes, où brillaient aussi de tremblantes lumières, et les dômes gigantesques et les faîtes des palais et les flèches des basiliques: Paris, en un mot. O poëte, où s'arrête ta pensée? Jouistu du calme des quartiers voisins ? Ecoutes-tu le murmure des rues lointaines et bruyantes ? Cherches-tu, plus loin encore, parmi les collines qui font ceinture à la ville, celle où reposent les morts? Evoques-tu dans les brumes de l'horizon quelque vague image de la patrie ? Regardes-tu passer les nuages ? Interroges-tu les étoiles du-ciel, ou bien ta pensée plongeant
Au delà du ciel de la terre,
jette-t-elle dans l'inflni un de ces regards qui sont des soupirs : ♦
Quand aurons-nous enfin des ailes, Que nous puissions nous poser là,
Au delà,
Au delà î ?
C'est donc dans ce sanctuaire et à ces heures réservées qu'Olivier a écrit les ouvrages publiés depuis son départ du canton de Vaud, en 1846, jusqu'au moment où il y rentra en 1870. Les Chansons lointaines^ sur lesquelles nous n'avons pas à revenir, et le petit roman de Luze- Léonard, font seuls exception. Ce dernier parut en 1856; mais il se rattache aux études d'Olivier sur le canton de