CHANSON DERNIÈRE
J'aime mieux Musette,
Oh gai !
J'aime mieux Musette.
CHANSON DDCKNÏÈK^
Le soleil à son couchant
Sur le mien s'arrête, Et semble ainsi, me cherchant,
Me faire encor fête ; Mais à son rayon vermeil Je n'ai plus le front pareil.
Blonde est sa crinière ; La mienne, d'autre façon.
Adieu, chanson, ma chanson Dernière.
L'alouette, sur son nid.
Plane et s'égosille ; L'aubépine réunit
Parents et famille.
Dans les champs, les prés, les bois.
Même tableau qu'autrefois ;
Mais fleur buissonnière Est pour moi hors de saison.
Adieu, chanson, ma chanson Dernière.
Sur la plage, avec doux bruit, Tour à tour soupire
LE POÈTE ET SON ŒUVRE
Vague qu'une vague suit,
Et qui se retire.
Chacune, ayant eu son flot.
S'efface et ne dit plus mot.
En telle manière J'eus le mien, j'en eus le son.
Adieu, chanson, ma chanson Dernière.
J'ai chanté pour mes amis.
Pour tous ceux que j'aime;
J'ai chanté pour mon pays.
Et sur plus d'un thème.
Chants d'automne ou chants^d'avril.
Quelqu'un s'en souviendra-t-il ?
Brise printanière.
Courras-tu dans la moisson ?
Adieu, chanson, ma chanson Dernière.
J'ai chanté, non pas les rois.
Mais les monts sublimes. Maintenant que j'entrevois
De bien autres cimes, • Je reste au pied et j'attends ; Mais leur hymne, je l'entends...
Encor prisonnière Dans la terrestre prison.
Salut, chanson, ma chanson Dernière !
LA FAMILLE
Le lecteur n'aura pas de peine à reconnaître dans livre une véritable autobiographie du poète.
(Les éditeurs.)