LE VIEUX BERGER
LE VIEUX BEKGEH
( Air de : La Suissesse au bord du lac. )
O de la cime Souffle léger, Viens et ranime La voix du vieux berger î
Berger, il n'a rien à lui sur la pente, Chèvre ni vache au front blanc, au front noir Rien que les fleurs où le ruisseau serpente, Oïl leur troupeau cherche aussi l'abreuvoir. O de la cime, etc.
C'est là son bien, son antique héritage. Il le connaît, il le suit pas à pas, En essayant, sur un air d'un autre âge , Un chant nouveau qu'il répète tout bas : O de la cime, etc.
« Cirques des monts, alpestres colysées, Recevez-nous, rafraîchissez nos yeux , Jardins fleuris, verdoyants élysées, Qu'on voit monter et s'ouvrir dans les cieuxî O de la cime, etc.
MONTAGNE
» Sur ces gradins semés de violettes Asseyons-nous, et l'âme qui s'émeut Sera bercée aux refrains des clochettes , Où chacun met les paroles qu'il veut.
O de la cime, etc.
» Naïf orchestre, où l'on peut suivre encore Des bois, des eaux les murmures divers, Jetant leur note indistincte ou sonore, Fragments épars du chant de l'univers.
O de la cime, etc.
» C'est du sapin la harpe qui frissonne ; C'est d'un oiseau revenant s'y percher L'aile qui passe, et dont l'écho résonne, Courant comme elle à l'angle du rocher. O de la cime, etc.
» C'est la cascade en sa route escarpée , Aérienne, et qu'on voit dans son jeu Doubler l'abîme et, du bord échappée.
Ruisseau d'argent descendre du ciel bleu. O de la cime, etc.
f> Plus loin, là-bas, c'est le drame du monde , C'est la tempête où chacun a sa part.
Mer assoupie et cependant qui gronde.
Même en dormant sous notre haut rempart. O de la cime, etc.