POR ALPA
(Inédit.)
Au ras du sol Therbe est rongée.
Pour les hauts prés quittons les bas.
Ah-ah! Ah-ah!
Liauba ! liauba ! por alpâ.
Venez chacune, Et blanche et brune, Et tachetée.
Et mouchetée ; En route î en route î Qu'on nous écoute!
Venez, sans faute.
Où l'herbe est haute, Liauba ! liauba ! por alpâ.
Sur notre cou déjà chargée, Déjà la chaudière est au pas.
Ah-ah! Ah-ah!
Liauba ! liauba ! por alpâ.
^ Por aîpd, pour aîper , c'est-à-dire pour monter à la montagne, avec le troupeau. Le Ranz des vaches des CoïomhetteSy si populaire, n*est pas pour alper, mais pour traire, por aria.
MONTAGNE
Car la chaudière Va la première ; Seillons^ salière Viennent derrière.
Liauba ! liauba ! por alpâ.
Sur notre cou, sur notre épaule Ce chapeau noir ne bronche pas.
Ah-ah! Ah-ah!
Liauba! liauba! por alpâ.
Venez chacune, etc.
Chèvres, moutons, un coup de gaule Si vous prenez trop vos ébats !
Ah-ah! Ah-ah!
Liauba ! Hauba ! por alpâ !
C'est la chaudière Qui va première, etc.
Nous avons bien tout notre compte, En avant comme des soldats.
Par le sentier qui vire et monte, Montez aussi, joyeux hourrahs!
Sonnez, sonnettes et clochettes; Sonnez, senatis, le branle-bas.
Sonnez, campanes, campanettes!
Qui vous entend n'est jamais las.