‹ Œuvres choisies;Chapitre 83 sur 194 · LA RECHERCHE · texte numérisé non relu

LA RECHERCHE

Mes pas, mes pas S'en vont toujours, n'arrivent pas.

Là, j'ai beau suivre, en ma démence.

Oh! de la vie, oh! chaîne immense!

Ce qui finit et recommence...

Mes yeux, mes yeux.

Quand verront-ils ce que je veux!

O toi, pourtant, qui le promets.

Quand trouverai-je ces sommets Où l'on demeure pour jamais !...

Mes pas, mes pas S'en vont toujours, n'arrivent pas.

Lumière encore inaccessible !

Seul rayon vrai, fixe et paisible !

Oh! quand verrai-je l'invisible!...

Mes yeux, mes yeux.

Quand verront-ils ce que je veux!

— En vain tes yeux, toujours cherchant. Ont vu l'aurore et le couchant, L'étoile au ciel, la fleur au champ :

Tes pas, tes pas S'en vont toujours, n'arrivent pas. Mais dans ton cœur regarde, écoute !

Je suis la voix, je suis la route ; C'est là, suis-moi! mais point de doute !

Tes yeux, tes yeux Verront alors ce que tu veux.

TRISTESSES ET REVERIES

Sois attentif! regarde bien!

T'ai-je jamais failli sur rien ?

Mais loin de moi, sans mon soutien,

Tes pas, tes pas S'en vont toujours, n'arrivent pas.

Devant toi j'ôte ou mets l'obstacle :

C'est là le simple et juste oracle, De tous les jours c'est le miracle !

Tes yeux, tes yeux Voient déjà là ce que tu veux.

L'ÈCUKEUIL

Triste et folâtre.

Dans les prés verts.

J'aime du pâtre Les anciens airs ; Et l'alouette.

Et le grillon; Et répinette Du moucheron ; Même la basse.

Que rien ne lasse, Du gros bourdon.

Allez, mes frères !

Chantez, volez.

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