‹ Œuvres choisies;Chapitre 91 sur 194 · PETITE FLEUR · texte numérisé non relu

PETITE FLEUR

PETITE TLEUK

Petite fleur, que je t'envie, Oh ! de pouvoir t'épanouir !

Et, dans ton innocente vie, Innocemment te réjouir !

De rien jamais tu ne t'alarmes, Tu laisses faire le destin, Et tu connais pour seules larmes Les fraîches larmes du matin.

D'aucun problème embarrassée, Sur Tavenir, le sort commun, Il ne te vient à la pensée Que ton sourire et ton parfum.

De proche en proche quand tu montes Au fin sommet du fin gazon, A vingt pas même tu ne comptes Aucun nuage à l'horizon.

Qui sait pourtant, lorsque tu gagnes Ainsi le haut, prenant ton vol, Si tu n'as pas de tes compagnes Tué plus d'une sous le sol?

242 TRISTESSES ET RÊVERIES

A leurs dépens, tu fais ta gerbe.

Et tu triomphes sans souci.

Et Ton entend siffler dans l'herbe, Et te voilà fauchée aussi.

LE riN LAKKON

(Fragment du morceau intitulé : Les trois larrons. Chansons du soir, pag. 29.)

Nos filous, dit-on, ne sont rien, Les bons nous viennent d'Angleterre;, Mais j'en sais un qui les vaut bien.

Qui les dépasse et les enterre.

Toujours veillant, rôdant toujours.

Partout sans bruit sachant se rendre,.

Il réussit dans tous ses tours Et ne se laisse jamais prendre.

Il dresse à tous ses guets-apens.

Chacun de nous est sa pratique.

Et c'est ainsi qu'à nos dépens Il renouvelle sa boutique.

C'est là qu'on verrait étalés, Si quelqu'un savait sa cachette, Tous les objets qu'il a volés, Et que personne ne rachète.

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