SCÈNE II
Les Mêmes, TORBIDO, SANSOVINO, SALAT ATI, FRANTZ,
sont entrés successivement pendant la fin de la scène précédente.
TORBIDO, se détachant du groupe, à Franco.
Le divin Arétin daignera-t-il nous voir, Nous, ses admirateurs, aujourd'hui ?
FRANCO, avec dédain.
Je le pense.
C'est l'heure où d'habitude il accorde audience ; Vous allez l'admirer de près !... Chut ! c'est son pas.
VENTERI
Voilà donc le divin Arétin.
Chapeau bas I
(Les secrétaires se lèvent. Arélin entre rapidement, d'assez méchante humeur, avec son page. Tous les assistants s'inclinent. Il salue distraitement. Le page français lui donne la lettre et se relire. Il la lit, l'ait un mouvement de joie et, sans répondre à Torbido, se dirige souriant vers sa table à écrire. Il se débarrasse graduellement de son épée, de son chapeau et de ses gants qu'il donne à son page. Celui-ci sort par la porte de droite allant dans la chambre de l' Arélin. 11 rentrera un moment après pour servir à boire.)