‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 252 sur 387 · ABÊTI · texte numérisé non relu

ABÊTI

Son père préféra je ne sais quel seigneur,

Dont je n'ai pas pleuré la mort, non, sur l'honneur !

SANSOVINO

Veuve ! C'est là pour vous une chance sans doute 1

ARÉT1N

Je ne crois pas ! je viens de faire fausse route.

On m'avait informé qu'elle est à Brescia,

En ce moment, couvent de la Célestia ;

J'ai frappé, tout à l'heure, à cette sainte porte...

On eût reçu Satan de façon plus accorte !

En entendant mon nom la sœur tourière a pris

La fuite avec terreur — je n'ai donc rien appris.

De revoir Angéla nul espoir ne me reste;

Et voilà mon idylle où mon rôle est modeste !

Parfois ces souvenirs lointains, ces rêves morts,

Sur mes livres nouveaux me donnent des remords.

Voilà pourquoi ces vers écrits à sa louange,

Je les publie. Us sont chastes, cela me change.

(Entrée de Bayard dans le groupe.'

SANSOVINO Beaucoup ! mais mieux encor l'histoire doit finir : Je suis certain qu'un jour vous la verrez venir Et vous remercier, cette belle inhumaine ; Elle vous doit sa gloire, et la gloire ramène Les orgueilleuses.

TORB1DO

Oui!

SALV1ATI, se relevant et montrant son dessin.

C'est fait.

ARÉTIN, examinant le dessin.

C'est étonnant !

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