‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 264 sur 387 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

STELLINA, arrosant les fleurs en chantant.

La fleur, sous le soleil de flamme, S'ouvre à la brise de l'été, Mais la plus belle fleur de l'âme C'est la g-aîté 1

(Onze heures sonnent à une église voisine.) Onze heures seulement sonnent à la Majore... Allons ! Orfinio ne peut rentrer encore.

(Elle se remet à arroser et à cueillir des fleurs.) Je suis heureuse, très heureuse ! Et j'ai raison : C'est charmant, notre simple et riante maison ! C'est charmant, Chiozza, la petite Venise, Son golfe, ses canaux, que caresse la brise!... Maître Arétin devrait y venir plus souvent; Je l'aime aussi ! . . . Mes fleurs ont bien souffert du vent. (Elle s'éloigne dans les massifs en arrosant toujours.}

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