‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 37 sur 387 · SCÈNE IX BERTHE, GÉRALD, AMAURY · texte numérisé non relu

SCÈNE IX BERTHE, GÉRALD, AMAURY

BERTIIE

Comte, j'aime Gérald, Gérald m'aime. Je sais,

Je sais déjà par lui tout ce que vous pensez.

Mais tout vient de changer, et j'ai cette espérance...

AMAURY

Madame!... Ah! juste ciell (A part.) Encor cette souffrance Ils sont deux maintenant ! Ah! malheureux enfants! Contre vous-même, ici, c'est vous que je défends 1 Grand Dieu ! Vous vous aimez... Oui, cela devait être! Mais je ne suis pour vous le juge ni le maître; C'est Charlemagne seul, c'est Charlemagne, hélas !

1ŒRTIIE

Comte, croyez-vous donc que je n'y songeais pas? Charlemagne lui-môme, en un sujet si grave, .Va jamais à mon choix imposé nulle entrave : Il me connaît ! Ni lui, ni moi, n'avions trouvé L'époux au cœur vaillant tel que je l'ai rêvé ; Gérald lui seul, parmi les hommes du même âge, Des héros d'autrefois m'a retracé l'image. Mais il faut plus encore, il faut que mon époux Même dans le passé, soit le premier de tous ; — Qu'il ne me suive pas à la cour; je préfère A ce que je ferais pour lui ce qu'il doit faire 1 Parmi tous les seigneurs autour de moi pressés. Il serait un égal, et ce n'est point assez !

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