‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 78 sur 387 · SCÈNE IV Les Mêmes, ELLAK · texte numérisé non relu

SCÈNE IV Les Mêmes, ELLAK

ELLAK, qui, depuis un moment, écoutait à droite. Et moi de même.

HERNOCK

Ellak! — Ah! mon frère, c'est toi?

Depuis longtemps, je veux pour esclave une reine ; Aucun autre désir, crois-le bien, ne m'entraîne. Mais j'aurai celle-ci. Je le veux.

ELLAK

C'est à tort.

HERNOCK

Je suis l'aîné...

Qu'importe ?

HERNOCK

Et je suis le plus fort.

ELLAK

Peut-être ! Cède-moi cette femme, te dis-je .

HERNOCK

Non.

ELLAK

Encore une fois...

HERNOCK

J'ai dit : non.

ELLAK

Je l'exige ; Hernock, je te connais! ton cœur ne peut nourrir Que de mauvais desseins ; tu la ferais souffrir, Et, par ta rage aveugle ou tes lâchetés noires, Tu déshonorerais en elle nos victoires !

108 CES noces d'attila

HERNOCK, tirant son épée.

Eh bien! de cet affront ton sang sera le prix! Défends-toi, si tu peux 1

(Les deux frères se menacent de leur hache.)

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