‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 96 sur 387 · PLUSIEURS AUTKES CAPTIFS ET HUNS · texte numérisé non relu

PLUSIEURS AUTKES CAPTIFS ET HUNS

HERRIC

Ma fille (de ce nom encore je te nomme)

Ma fille, il a menti, n'est-il pas vrai, cet homme?

HILDIGA

Non, mon père ! sur moi vous avez trop compté, Et j'épouse Attila selon ma volonté.

HERRIC

Non, cela n'est pas vrai! Chrétienne, reine et femme, Tu ne descendrais pas à ce calcul infâme ; Ce crime, quel que soit le prix qu'on puisse offrir, Tu ne Tas pas commis, car tu pouvais mourir.

HILDIGA

Tu crois, mon père !

HERRIC

Non, je ne puis croire encore Qu'une reine à ce point tombe et se déshonore. Sais tu, ma fille, avant de me répondre ainsi, Sais-tu ce qu'ont souffert tous ceux qui sont ici? Ah! ma fille, Hildiga, tu l'ignores sans doute ; Eh bien, tous, à l'instant, vont te le dire ; écoute.

(A un des captifs.) — Toi, le premier.

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