SCENE IV
JULE, LORSAN, MADAME MER VILLE, MERVILLE.
MERVILLE, allant au devant de sa mère.
Ma mère...
MADAME MERVILLE
Ah! ah ! bonjour.
LORSAN.
Madame, j’ai l’honneur..*
MADAME MERVILLE
Les trois amis ensemble!
LORSAN.
Ah ! oui, c’est mon bonheur.
MADAME MERVILLE
Et moi j’aime à les voir dans votre compagnie.
Madame !... nous parlions de l’aimable Euphrasie.
Vos chers fils me flattaient d’un espoir, ah ! bien doux!
MERVILLE
Tenez, ma mère, au fait, nous sommes entre nous: Lorsan aime ma sœur, et sans doute a su plaire ;
Il vous convient pour gendre, à nous deux pour beau-
; [frère.
Enfin c’est beaucoup trop prolonger leur espoir;
Et l’on pourrait signer le contrat dès ce soir.
MADAME MERVILLE
Dès ce soir? mais, mon fils, vous allez un peu vite.
MERVILLE
Si l’on doutait encor, je conçois qu’on hésite ;
Mais lorsque sur un point tout le monde est d’accord...
JULE.
Sans doute.
MADAME MERVILLE
Assurément, monsieur me convient fort.
LORSAN.
Vous me comblez, madame, et cet heureux suffrage... Tout Paris, je l’avoue, attend ce mariage.