‹ [Œuvres choisies]Chapitre 188 sur 558 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

JULE, LORSAN, EUPHRÀSIE, M. DE NAUDÉ MADAME MERVILLE, MERVILLE, JAS- MIN.

JASMIN, annonçant.

Monsieur de Naudé.

(il sort.)

M. DE NAUDE, il entre par la gauche; il a des roses à la main.

Votre humble serviteur.

Mesdames.

MADAME MERVILLE

Ah ! bonjour.

MERVILLE

Monsieur...

LORSAN.

J'ai bien l’honneur...

M. DE NAUDÉ

Messieurs, je vous salue.

Aux fleurs toujours fidèle!

M. DE NAUDÉ

Toujours ; vous les aimez aussi, mademoiselle?

EUPHRASIE

Oui, beaucoup, je l’avoue.

MERVILLE

Entre vous deux je voi

Jn peu de sympathie.

M. DE NAUDÉ

Eh bien ! tant mieux pour moi.

MADAME MERVILLE

Mais, oui

LO RS AN

Ces roses- là, quelque beauté, je gage,

Vous en a fait cadeau.

M. DE NAUDÉ

Non, Monsieur : à mon âge,

)n ne reçoit plus rien, on ose offrir encor.

Je veux entre vous deux partager mon trésor,

Belles dames.

(il leur donne à chacune une branche de roses.) JULE.

Fort bien.

MADAME MERVILLE

Mais rien n’est plus aimable

EUPHRASIE

J’accepte avec plaisir.

MERVILLE

C’est touchant !

LORSAN.

Admirable !

M. DE NAUDÉ

Badiner avec grâce, et finement railler 1 Bravo !

MERVILLE

Notre savoir se borne à babiller.

J u LE.

Nous n’avons pas le droit d’agir comme vous faites,

M. DE NAUDÉ

Vous persiflez, je vois, jeunes gens que vous ôtes... C’est le ton d’à présent, c’est le talent du jour.

On persifle, je sais, môme en parlant d’amour.

Lai connu, je l’avoue, un temps où près des dames Dn était moins badin.

JIJLE.

On ennuyait les femmes;

Nous, plus heureux peut-être...

M. DE NAUDÉ

Oh ! vous les séduisez I

Votre style, vos airs, près d’elles sont aisés,

Lestes; c^la vous sied, messieurs, à la bonne heure...

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