LORSAN, M. DE NAUDÉ, OLIVIER, MER- VILLE, JULE
LORSAN.
Soyez témoins d’un fait rare, extraordinaire,
Mes amis.
MERVILLE
Lequel donc?
LORSAN.
Monsieur n’a que vingt ans.
JULE.
Bon!
LORS AN
Il aime, il se bat comme en son jeune temps.
(il rit et les deux frères aussi.)
M. DE NAUDÉ, un peu animé, aux deux frères.
Oui, messieurs les rieurs, je vous ferai connaître,
Que je suis jeune encor, quand on me force à l’être.
(a Lorsan, à demi-voix.)
Mais un devoir sacré vous appelle d’abord;
Le véritable honneur est d’expier un tort.
Une famille entière est par vous offensée;
Votre liberté même est, je crois, menacée.
LORSAN, à demi- voix.
[liberté, monsieur?
M. DE NAUDÉ, bas.
Oui, mais parlons plus bas.
OLIVIER, à part.
Il faut se taire, ô ciel !
dULE, bas à Merville.
On ne les entend pas.
MERVILLE, de même.
Us conviennent entre eux...
JULE, de même.
Il a du caractère,
Ce vieillard!
MERVILLE, de même.
C’est tout simple, un ancien militaire.
M. DE NAUDÉ, bas à Lorsan.
Venez, je veux d’abord servir vos intérêts,
Vous rendre libre, et puis nous nous battrons aprèsj
(Haut.)
Marchons, monsieur.
LORSAN.
(A part. )
Marchons. Eh! mais, quel homme étrange
MERVILLE
Nous serons les témoins du combat.