‹ [Œuvres choisies]Chapitre 222 sur 558 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

EUPHRASIE, OLIVIER

EUPHHASIE.

Cher cousin, ce combat... il est donc sérieux?

OLIVIER

Oui, Lorsan a si loin poussé la raillerie!...

Mais les moments son chers; permettez, je vous prie...

EUPHRASIE

Quoi ! malgré la défense, irez-vous?...

Ah ! j’irai,

Et j’y cours, mon ami m’en saura mauvais gré ;

Mais l’amitié, l’honneur, un pouvoir invincible,

Tout m’entraîne.

EUPHRASIE

Empêchez, hélas ! s’il est possible,- Le plus grand des malheurs.

OLIVIER

Oui, je vois qu’en secret

Votre cœur, à l’un d’eux, prend un tendre intérêt.

EUPHRASIE

Ah ! bien tendre ! Olivier, j’en fais l’aveu sincère,

Je dois aimer celui qui vous tient lieu de père.

J’en ai trop dit : adieu.

(Elle sort toute confuse.) OLIVIER, seul.

Quel mots viens-je d’ouïr!

O ma pauvre raison ! que vas- tu devenir *

Page 1