ACTE TV, SCÈNE IV
J U LE, étourdiment.
Au contraire, le temps va...
(il s’arrête.)
M • DE N AUDE, souriant.
Me vieillir encore,
N’est-ce pas ?
EU PHRASIE
Excusez...
M. DE NAUDÉ
A seize ans, Ton ignore La force de tel mot... J’en passe à mes amis.
JULE.
Croyez, monsieur...
M. DE NAUDÉ
Bien, bien.
MADAME MERVILLE
Oh ! oui, mes fils..*
M. DE NAUDÉ
Vos fils
Sont d’aimables enfants, nous en ferons des hommes, J’espère.
LORS AN
Ah çà ! monsieur, tout amis que nous sommes, Puisqu’entre nous madame hésite à prononcer,
Et que même l’amour a l’air de balancer,
Nous pourrions convenir d’un autre point, ce semble.
M. DE NAUDÉ
Duquel ?
LORSAN.
Mais de ne pas être toujours ensemble Pour faire notre cour.
M. DE NAUDÉ
Oui, j’y pensais aussi :
J’en vais donner l’exemple en vous laissant ici Déployer, à loisir, votre esprit et vos grâces ;
Après, j’essaîrai, moi, de marcher sur vos traces,
De me faire écouter; trop heureux si j’obtien De l’aimable Euphrasie un moment d’entretien I
(A Euphrasie.)
Me raccorderez-vous ? cette faveur est grande.
EUPHRASIE
Je vous allais, monsieur, faire même demande.
MADAME MERVILLE
Vraiment ?
Est-il possible ? ah ! c’est trop de bonté.