‹ [Œuvres choisies]Chapitre 243 sur 558 · ACTE V, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE

J’ai prononcé ce nom sans fiel, sans jalousie ;

Qu’il s'en faut! Olivier est mon meilleur ami,

Ou plutôt mon enfant ; tout bas il a gémi.

Mais mon cœur l’entendait : je sais qu’il vous adore, Que vous l’aimez, penchant qui tous deux vous honore ; J Et c’est pour vous sauver d’un hymen abhorré,

1 Pour vous unir, qu’ici je me suis déclaré.

Olivier de ses vœux m’eût fait le sacrifice ;

Mais il n’en est point, moi, que pour lui je ne fisse. Voilà mon cœur.

EUPHRASIE, voulant tomber à ses genoux.

O Dieu ! le mien est pénétré De respect, de tendresse ; à vos pieds je mourrai.

M. DE N AUDE, la relevant.

Non, c’est contre ce cœur qu’il faut que je vous presse : O cher et digne objet d’une pure tendresse!

Embrassez votre père.

EUPHRASIE, se jetant dans ses bras.

Oh! oui, mon père.

Page 1