‹ [Œuvres choisies]Chapitre 270 sur 558 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

Déguiser ma naissance et le nom de mon père.

Je vins ici : mon cœur y perdit son repos;

Et c’est là le dernier, le plus grand de mes maux,

MADAME DE ROSELLE

A ma jeune cousine avez-vous fait connaître Votre amour?

M. BELFORT

Ah ! jamais. Moi, le laisser paraître!

Hasarder un aveu ! j’étais loin d’y penser.

A la fuir dès longtemps j’aurais dû me forcer.

Souvent j’allais partir; un charme involontaire M’a retenu près d’elle : au moins j’ai su me taire;

Trop heureux de songer, quand je vois sa froideur, Que je n’ai pas troublé sa paix et son bonheur!

Mais on vient : c’est monsieur. 11 faut que je l’évite,

Il pourrait voir mon trouble.

MADAME DE ROSELLE

Eh quoi! partir si vite?

(il ya pour sortir.)

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