SCÈNE IV
LES PRÉCÉDENTS, M. D’ORFEUIL.
M. D’ORFEUIL, de loin, à part.
Ah î mon gendre n’a point un air embarrassé.
(Haut.)
Eh bien! mon cher monsieur, êtes-vous délassé ? m. d’orlange.
Dès le moment qu’ici j’ai vu mademoiselle.
m. d’orfeuil.
Pardon si je vous ai laissé seul avec elle, m. d’orlange.
C’est, au contraire, à moi de vous remercier.
Malheur à qui pourrait ne pas apprécier Son charmant entretien, et la grâce qui brille !...
Vous me flattez, monsieur, il est vrai que ma fille Lit beaucoup.
mademoiselle d’orfeuil.
Ah ! plutôt j’écoute ce qu’on dit,
Mon père, et j’ai grand soin d’en faire mon profit.
Tel entretien instruit bien mieux qu’une lecture. m. d’orfeuil.
Monsieur t’a donc conté quelque grande aventure ? J’aime les voyageurs. Ils content volontiers,
Et moi j’écouterais pendant des mois entiers.
Je prends le plus souvent leurs récits pour des fables; Car ils ont toujours vu des choses incroyables. Etes-vous voyageur, dans la force du mot?
mademoiselle d’orfeuil.
A quelque chose près.
JUSTINE, à pavt.
Florville n’esfc point sot.
m. d’orfeuil.
Contez-nous donc, monsieur, quelqu’étonnante histoire* m. d’orlange.
A quoi bon vous conter? vous ne voulez rien croire, Monsieur.