M. DO RL ANGE
De questions, monsieur? ma foi, je mangerai,
Je le sens, beaucoup plus que je ne conterai.
Grâce jusqu’au dessert.
M. d’orFEUIL.
Soit. Aussi bien j’espère Que nous nous reverrons.
m. d’orlange.
Espérance bien chère !
J’aurais trop de regret de ne vous voir qu’un jour,
Si je n’avais du moins l’espoir d’un prompt retour. m. d’orfeuil.
J’y compte assurément. Aussi bien, quand j’y pense, C/est le chemin, je crois, pour aller en Provence.
M. D' ORL AN GE.
Eh mais ! quand il faudrait se détourner un peu.
Cent milles de chemin ne sont pour moi qu’un jeu. Puis, comme vous disiez, c’est en effet la route.
Oui, dans ces lieux charmants je reviendrai sans doute; Mais souffrez que j’y mette une condition.
m. d’orfeuil.
•‘Laquelle donc ?
m. d’orlange.
Eh oui î votre réception
Me touche, me pénètre; eîîe est et noble et franche.
Ne pourrai-je chez moi prendre un jour ma revanche?
M. D’ORFEUIL.
Eh mais !...
m. d’orlange.
Promettez moi d'y venir.
m. d’orfeuil.
En effet,
Votre invitation me flatte tout à fait;
Et je ne vous dis pas qu’un jour je n’y réponde. Ce voyage serait le plus joli du monde.