‹ [Œuvres choisies]Chapitre 432 sur 558 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

Mais enfin cet argent va me faire du bien ;

Car depuis très-longtemps, je ne touchais plus rien.

AMBROISE

Est-ce ma faute, à moi ? croyez-vous que je touche? Aucun fermier ne paye: ils ont tous à la bouche Le mot grêle . m. dubriage.

Hélas ! oui.

AMBROISE

Vous-même le premier,

Si je laisse monter par hasard un fermier,

Vous lui remettez tout.

M. DUBRIAGE.

C’est naturel, je pense.

AMBROISE

Mais il faut cependant fournir à la dépense. Saint-Brice avait besoin de réparation ;

J’ai fait à Montigny des augmentations :

Aussi, de plus d’un an, vous ne toucherez guères, Peut-être croyez-vous que je fais mes affaires,

La vérité pourtant est que j’y mets du mien.

GEORGE, à part.

Bon apôtre ! ambroise, à Goorge.

Plaît-il ?

GEORGE

Qui, moi? Je ne dis rien.

AMBROISE

Encore ici ! c’est donc au premier que tu loges?

Ton assiduité mérite des éloges.

GEORGE

J’entretenais monsieur, et voulais l’amuser.

En faveur du motif, on doit bien m’excuser.

AMBROISE

Et ton poste?

Ma femme est en bas.

am b r o i s e. Il n’importe ;

Je veux t’y voir aussi ; va, retourne à la porte.

M. DUBRIAGE, à Ambroise.

Vous lui parlez, je crois, un peu trop rudement.

LE VIEUX CÉLIBATAIRE

AMBROISE

A George.

Chacun a sa manière. Allons, vite.

M. DUBRIAGE.

Un moment.

GEORGE

Si monsieur me retient, je puis rester, je pense.

AMBROISE

Tu fais le raisonneur ?

GEORGE

Est-ce vous faire offense Que de venir un peu causer ?

AMBROISE

Offense ou non,

Descends. m. dubriage.

Vous le prenez j Ambroise, sur un ton !...

AMBROISE

Fort bien! Ce cher filleul, toujours on le protège.

Il a beau me manquer...

GEORGE

En quoi donc vous manqué -je?

AMBROISE

En désobéissant. george.

Mais à qui, s’il vous plaît?

Vous n’êtes point mon maître; etc’est monsieur quil’est. m. dubriage.

Eh oui! moi seul.

AMBROISE

Comment ?

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