‹ [Œuvres choisies]Chapitre 434 sur 558 · SCÈNE V — M. DUBRIAGE, MADAME ÉVRARD, AMBROISE · texte numérisé non relu

SCÈNE V — M. DUBRIAGE, MADAME ÉVRARD, AMBROISE

MADAME ÉVRARD

Vous avez tort, Ambroise, il faut que je le dise ;

Et vous êtes brutal à force de franchise.

M. DUBRIAGE, encore ému.

Je suis bon, mais aussi c’est trop en abuser.

MADAME ÉVRARD, à Ambroise.

Sur ce point je ne puis vraiment vous excuser.

Vous êtes droit, loyal; mais jamais, je le pense. D’être doux et soumis cela ne nous dispense.

AMBROISE

Eh qui vous dit, madame ?...

LE VIEUX CÉLIBATAIRE

M. DUBRIAGE.

Il s’emporte d’abord; Il me tient des propos... et devant George encor !

MADAME EVRARD

Gela n’est pas croyable... Ambroise!...

AMBROISE

Que c’est dans la chaleur...

MADAME EVRARD

Je vous jure

Oli oui ! je vous assure..

AMBROISE

Eh ! monsieur sait combien je lui suis attaché,

M. DUBRIAGE.

Je le sais; sans quoi...

MADAME EVRARD

Bon, vous n’êtes plus fâché. . .

Monsieur se plaît chez lui, parmi nous: il me sembla Qu’il faut le rendre heureux, vivre tous bien ensemble.

M. DUBRIAGE.

N’en parlons plus.

MADAME EVRARD

Non, non, plus du tout.

(Elle lui donne affectueusement ses gants et son chapeau.)

Sans adieu.

Je vais au Luxembourg me promener un peu.

MADAME EVRARD, de loin.

Revenez donc bientôt, cher monsieur: il me tarde...

M. DUBRIAGE.

Oui, bientôt. (il sort.)

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