‹ [Œuvres choisies]Chapitre 459 sur 558 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

MA DAME EVRARD

Qu’est-ce qu’un entretien, de grâce?... Ah! que serait-ce Si je pouvais, un jour, donner à mes transports Un libre cours, monsieur ! J'ose le dire : alors, Combien de qualités vous pourriez reconnaître.

Que ma position empêche de paraître !

m. dubriage.

Ah ! je les entrevois, et je devine assez

Tout ce que j’ai perdu... Mais vous me ravissez...

Ai-je pu jusqu’ici négliger tant de charmes?

MADAME EVRARD

Si vous saviez combien j’ai dévoré de larmes ! Combien j’ai soupiré, combattu cette ardeur Qui me tourmente ! Hélas ! la cainte, la pudeur...

M. DUBRIAGE, se levant, hors delai.

Je n’y puis plus tenir : toute votre personne Me charme... C’en est fait... (on sonne.)

MADAME EVRARD, laissant échapper un cri.

Ah! ciel !

M. DUBRIAGE.

Je crois qu’on sonne.

Eh bien! donc, vous disiez!... Achevez en deux mots.

M. DUBRIAGE.

C’est Ambroise.

MADAME EVRARD, à part.

Bon Dieu, qu’il vient mal à propos

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