‹ [Œuvres choisies]Chapitre 460 sur 558 · SCÈNE V-M. DUBRIAGE, MADAME ÉVRARD, AMBROISE, LAURE · texte numérisé non relu

SCÈNE V-M. DUBRIAGE, MADAME ÉVRARD, AMBROISE, LAURE

M. DUBRIAGE, à Ambroise.

Eh bien! qu’est-ce?...

AMBROISE

Monsieur, c’est une jeune fille, Sa^e, laborieuse et d’honnête famille,

Qu en ce moment je viens vous présenter...

MADAME EVRARD. Pourquoi?

AMBROISE

Mais... pour vous soulager, madame Evrard.

LE VIEUX CÉLIBATAIRE

MADAME EVRARD

Qui, moi?

Oh ! je n'ai pas du tout besoin qu’on me soulage ;

On ne craint point encor le travail à mon âge.

M. DUBRIAGE.

Oui, sans doute... je crois qu’on peut se dispenser De pnendre cette fille.

AMBROISE

On ne peut s’en passer,

Et dans cette maison, quoi qu’en dise madame,

Il faut absolument une seconde femme,

Pour plus d’une raison. Sans être fort âgés,

Tous deux avons besoin d’être un peu ménagés. Madame Evrard, qui parle, en était prévenue.

MADAME EVRARD

Moi ! jamais de ce point je ne suis convenue :

Je vous ai toujours dit : oc Attendons, il faut voir. » Savais-je, par hasard, qu’elle viendrait ce soir?

AMBROISE

Gomment l’aurais-je dit ? je l’ignorais moi-même.

La Grange m’a servi d’une vitesse extrême...

Mais qu’elle soit venue un peu plus tôt, plus tard ;

(A M. Dubriage.)

La voici. Vous aurez, j’espère, quelque égard, Monsieur, pour un, sujet qu’en ce logis j’arrête.

Quant à madame Evrard, je la crois trop honnête

(En regardant fixement madame Èrrard.)

Pour me contrarier en cette occasion.

Si d’avance elle eût fait un peu réflexion...

MADAME EVRARD

Allons, puisqu’à vos vœux il faut toujours souscrire. Pour l’amour de la paix, j’aime mieux ne rien dire.

(A M. Dubriage.)

Ainsi, monsieur, voyez...

M. DUBRIAGE.

En effet, je ne vois

Nul inconvénient... Allons, je la reçois.

(A part.)

Je dois quelques égards à l’un ainsi qu’à l’autre.

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