‹ [Œuvres choisies]Chapitre 471 sur 558 · SCÈNE III — M. DUBRIAGE, LAURE · texte numérisé non relu

SCÈNE III — M. DUBRIAGE, LAURE

M. DUBRIAGE, seul.

Ce garçon soulage mes ennuis :

C’est un besoin pour moi dans l’état où je suis.

LAURE, de loin, à part, amenée par Charle qui se retire.

Je tremble à son aspect... Dieu! fais que je lui plaise.

(Haut, en s’avançant.)

Ah! mon enfant, c’est vous? j’en suis bien aise... Je ne suis pas fâché de causer avec vous.

LAURE

Moi-même j’épiais un moment aussi doux.

Il est bien naturel que Ton cherche son maître,

Pour le voir, lui parler, se faire enfin connaître.

M. DUBRIAGE.

Vous ne pouvez, je crois, qu’y gagner.

laure. Ah! monsieur...

M. DUBRIAGE.

Non, c’est que vous avez le ton de la candeur,

L’air sage.*. laure.

Ce n’est pas vertu chez une femme :

C’est devoir.

M. DUBRIAGE.

Il est vrai ; j’aime à vous voir dans l’àme Ces principes d’honneur, cette élévation.

LAURE

C’est l’heureux fruit, monsieur, de l’éducation :

Page 1