‹ [Œuvres choisies]Chapitre 472 sur 558 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

Je le garde avec soin; c’est mon seul héritage.

M. DUBRIAGE.

Oui, c’est un vrai trésor qu’un pareil avantage :

Vous devez donc le jour à d’honnêtes parents?

LAURE

Honnêtes, oui, monsieur; mais non pas dans le sens Que lui donnait l’orgueil ; dans le sens véritable.

Mes père et mère étaient un couple respectable,

Placé dans cette classe où l’homme dédaigné Mange à peine un pain noir de ses sueurs baigné;

Où, privé trop souvent d’un bien mince salaire,

Un ouvrier utile est nommé mercenaire ,

Quand on devrait bénir ses travaux bienfaisants :

Mes parents, en un mot, étaient des artisans.

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