M. DUR RI A GE
Artisans ! croyez 'Vous qu’un riche oisif les vaille?
Le plus homme de bien est celui qui travaille. Poursuivez.
LAURE
Chaque soir, aux heures de loisirs,
A me former le cœur ils mettaient leurs plaisirs. Leurs préceptes étaient simples comme leur âme.
« Crains Dieu, serston prochain, et sois honnête femme. » C’étaient là leurs seuls mots, qu’ils répétaient toujours. Leur exemple parlait bien mieux que leurs discours. Ils semblaient pressentir, hélas ! leur fin prochaine. Depuis qu’ils ne sont plus, j’ai bien eu de la peiné ; Mais j’ai toujours trouvé dans l occupation Subsistance à la fois et consolation.
M. DUBRIAGE,
Je vois que vos parents vous ont bien élevée.
Quoi ! de tous deux déjà vous êtes donc privée ?
LAURE
Un cruel accident tout à coup m’a ravi Mon père, et de bien près ma mère l’a suivi.
M. DUBRIAGE.
Perdre ainsi ses parents, de tels parents encore!... Car, sans les avoir vus, tous deux je les honore...
Ma fille, je vous plains.
LE VIEUX CÉLIRATAIRÊ.
LE VIEUX CÉLIBATAIRE