ACTE IV, SCÈNE IV
S’il avait seulement voulu nous recevoir.
M. DUBRIAGE.
Quoi ! ce proche parent?
LAURE
N’a pas daigné nous voir.
M. DUBRIAGE.
Que dites-vous? cet homme a donc un cœur de roche!...
LAURE
Ce n’est pas le moment de lui faire un reproche.
Non, il n’est point cruel; il est humain et bon ;
Et sans des étrangers maîtres de la maison...
M. DUBRIAGE.
Il est bon, dites-vous? Eh ! c’est faiblesse pure !
Rien doit-il, rien peut-il étouffer la nature ?
Je veux voir ce parent; ensemble nous irons :
Cet homme est inflexible, ou nous l’attendrirons.
LAURE
Ah! monsieur, je commence à le croire possible :
Je me flatte, en effet, qu’il n’est point insensible;
Et, fût-il contre nous encore plus aigri,
Oui, nous l’attendrirons : je vous vois attendri !
M. DUBRIAGE, voyant venir madame Evrard.
Chut!