SCÈNE IV — M. DUBRIAGE, LAURE, MADAME EVRARD
MADAME EVRARD, de loin, à part.
Encor là !
M. DUBRIAGE, un peu embarrassé, à madame Evrard.
C’est vous ! quel sujet vous amène,
Madame?
MADAME EVRARD
Je le vois, ma présence vous gcne.
Me DUBRIAGE.
Comment?
MADAME EVRARD
Que sais-je enfin...? Mais c’est moi qui pourrais Vous demander quels sont les importants secrets Que vous confie encore ici mademoiselle.
le vieux célibataire
Depuis une heure au moins, vous causez avec elle ;
Et ces mystères-là me surprennent un peu.
M. DUBRIAGE, d’an ton faible.
Pourquoi, madame Evrard? Eh! oui, j’en fais l’aveu, J’aime à l’entretenir : ne suis-je pas le maître?..
Et puis, j’étais bien aise enfin de la connaître :
Je ne m’en repens pas.
MADAME EVRARD
Oui, je vois que d’abord Sa conversation vous intéresse fort.
M. DUBRIAGE.
J’en conviens ! et vraiment vous en serez surprise.
MADAME EVRARD
Fort bien ; mais ce n’est pas pour causer qu’on l’a prise.
M. DUBRIAGE.
Soit. Elle me parlait de l’éducation..,
Allons ! c’est bien cela dont il est question!
(A Laure.)
Descendez à l’instant.
LAURE
Que faut-il que je fasse?
MADAME EVRARD
Marthe va vous le dire. Allez donc.
(Laure sort.)