‹ [Œuvres choisies]Chapitre 492 sur 558 · SCÈNE V— M. DUBRI AGE, MADAME ÉVRARD, AMBROISE · texte numérisé non relu

SCÈNE V— M. DUBRI AGE, MADAME ÉVRARD, AMBROISE

M. DUBRIAGE.

Qu’avez-vous, Ambroise?

AMBROISE

Ab!... J’étouffe de courroux!

On m’a trompé... Que dis-je! On nous a trompés tous. Cette Laure, qu’ici l’on me fait introduire...

MADAME ÉVRARD

Eh! mon Dieu, nous savons ce que vous voulez dire.

Vous sauriez déjà?

MADAME ÉVRARD

Tout ; et ce n’est pas, je croi,

LE VIEUX CÉLIBATAIRE

De quoi tant se fâcher, Ambroise.

AMBROISE

Pas de quoi !

Comment, lorsque j’apprends?...

MADAME EVRARD

Oui, que madame Laure

Est nièce de monsieur...

AMBROISE

Vous vous trompez encore;

Elle n’est point sa nièce.

M. DUBRIAGE.

Elle n’est pas?...

AMBROISE

Eh! non.

Je sors de chez Lagrange; il m’a tout dit.

Quoi donc?

AMBROISE

Il m’a dit que d’Armand Laure n’est point la femme, Mais une aventurière.

MADAME EVRARD

Allons!

AMBROISE

Paix donc, madame !

MADAME EVRARD

Mais comment écouter des contes?

AMBROISE

Un moment.

Elle est bien de Colmar; elle connaît Armand.

Sans peine elle aura su qu’à Paris ce jeune homme Avait un oncle riche; elle entend qu’ou le nomme : Elle écoute, s’informe, et recueille avec soin Tous les renseignements dont elle aura besoin :

Elle part; de Paris elle fait le voyage,

Et s’offre comme nièce à monsieur Dubriage.

M. DUBRIAGE.

O ciel! qu’enlends-jc? eh mais!...

MADAME EVRARD

Il se pourrait, monsieur"*. .•

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