‹ [Œuvres choisies]Chapitre 547 sur 558 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

MADEMOISELLE DOLBAN.

Preuve nouvelle :

Eh ! oui, comme de toi, Raimond se moque d’elle.

FORIMEL.

La preuve est admirable ! Eh ! mais, il est certain Que ce jeune Raimond est fort bon médecin.

Mon oncle en est très-sûr; et puis, ma pauvre mère, Tu le sais, est un peu malade imaginaire.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Tu ne veux pas m’en croire! Eh bien, soit : avant peu. Dès ce soir tu verras.

FLORIMEL.

Oui, nous verrons beau jeu,

On vient : c’est lui.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Je sors.

FLORIMEL.

Adieu, belle incrédule !

MADEMOISELLE DOLBAN,

(A pari en sortant,)

Adieu, railleur. Cher frère! il est bien ridicule.

FLORIMEL, seul.

Qu’elle est simple, ma sœur! Raimond, malin, plaisant! Ah ! le pauvre garçon, il est bien innocent!

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