M.. D O LB AN
Elle est riche ?
FLORIMOND
Très- riche.
M.. DOLBAN.
Et de haute naissance ?
FLORIMOND
Oh ! très-haute.
M. DOLBAN.
En effet, une telle alliance Me semble... Écoute : il faut ne rien faire à demi. L’ambassadeur de Londres est mon meilleur ami ;
Je vais le consulter : et si le témoignage Qu’il rendra d’Éliante est à son avantage,.
Je reviens à l’instant, et demande sa main.
FLORIMOND
Oui, mon oncle, et plutôt aujourd’hui que demain.
M. DOLBAN.
Tu vas m’attendre?
FLORIMOND
Non : je vais rendre visite A mon ami Valmont ; mais je reviens bien vite.
M . DOLBAN, d’un ton sentencieux.
Je l’avais toujours dit : son cœur se fixera.
Attendons ; tôt ou tard son heure arrivera.
Et s’il trouve une femme...
FLORIMOND, très-vivement et en reconduisant son oncle,
Allons, elle est trouvée.
Mon cher oncle, et mon heure est enfin arrivée.
(M. Dolban sort. )